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Politique Internationale

La Grèce au régime sans télé

Par L'Economiste | Edition N°:4052 Le 13/06/2013 | Partager
Toutes les chaînes publiques ont été fermées par le gouvernement
Une décision qui renvoie 2.700 personnes au chômage

La décision du gouvernement a provoqué un déferlement de manifestations dans la capitale. Sur les réseaux sociaux, la Grèce est au cœur de toutes les discussions, le Net faisant office de remplaçant temporaire aux médias traditionnels

UN pays sans radio ni télévision publique, fermées par simple décret ministériel. 2.700 employés de ces institutions mis à la porte, du jour au lendemain, sans préavis. Ce n’est pas de la science-fiction, mais bien la réalité en Grèce. Devant présenter son plan de réduction des dépenses publiques à ses créanciers, la troïka Union européenne, Fonds monétaire international et Banque centrale européenne, le gouvernement a tout bonnement décidé de mettre la clé sous le paillasson de ses médias.
A Athènes, la décision a fait l’effet d’une bombe, tant il s’agit d’une «première» jamais vue. Les salariés, d’une part, ont décidé d’occuper leurs locaux, jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée. Ils continuent même à travailler, et diffusent leurs programmes sur le Net et sur une chaîne prêtée par le parti communiste.
Les syndicats, eux, espèrent que le président Carolos Papoulias ne signera pas ce décret ministériel. En effet, le contenu législatif dudit décret perd toute sa valeur s’il n’est pas transformé en loi dans les 40 jours.
Même au sein de la coalition gouvernementale, il existe des divergences, émanant notamment du Pasok (parti socialiste) et du Dimar (gauche modérée). Le pays court donc à une nouvelle crise politique approfondie. Même l’Union des télévisions publiques européennes a demandé à Athènes de faire marche arrière.
Depuis le 11 juin, tous les biens de la chaîne ERT ont été transférés au ministère de l’Economie, par un autre décret cosigné par les ministres de l’Audiovisuel et des Finances, Simos Kedlkoglou et Yannis Stournanas.
Hier mercredi 12, le gouvernement grec a annoncé un nouveau projet de loi réglementant l’audiovisuel. A l’heure où nous mettions sous presse, il devait être discuté lors d’une réunion de la commission des projets de loi. Il prévoit la constitution de Nerit S.A., une société anonyme publique appartenant à l’Etat, mais qui a «sa propre organisation administrative et économique et est sous l’égide de l’Etat».
Une bonne parade de la part du gouvernement, qui plaide pour la fermeture d’une institution «louche qui a été construite d’une façon fausse».

 

Rime AIT EL HAJ

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