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Société

Les JO de Londres
Un fort héritage pour la capitale anglaise

Par L'Economiste | Edition N°:4052 Le 13/06/2013 | Partager
Les infrastructures intégrées dans la ville, et bientôt ouvertes au public
Une licence étatique et une vitrine interactive pour les entreprises participantes

Le stade qui a fait rêver le monde entier lors de l’ouverture des Jeux Olympiques ne sera pas jeté aux oubliettes. Il sera utilisé une semaine sur deux par l’équipe de foot de Westham, et le reste du temps, il sera ouvert au public ou accueillera des évènements

«SI vous choisissez Londres pour organiser les Jeux Olympiques 2012, nous promettons d’en faire un moment qui inspirera les générations futures». Cet engagement de Sébastien Coe, président du comité organisateur des JO de Londres, a été le mantra de toute l’équipe organisatrice. Elle reflète bien la vision avec laquelle chaque détail de ces Jeux a été pensé. Ainsi, le stade olympique n’a pas été construit pour l’occasion, «nous avons construit un stade pour 2020 qui accueillera un grand évènement en 2012», comme le précisent en chœur les organisateurs.
En revanche, l’héritage des Jeux Olympiques de Londres est le plus impressionnant de tous, et s’est focalisé sur le développement des infrastructures, du business, de communautés et de régénération de l’est de Londres, une partie jusque là enclavée de la capitale.
En termes d’infrastructures, et avant d’en arriver au choix de celles-ci, le comité organisateur a décidé de les intégrer à la ville, et non pas de les construire en marge pour avoir plus d’espace. Toutes les installations sont aujourd’hui à la portée de tout Londonien, et le parc olympique est desservi par le métro. Celui-ci sera d’ailleurs ouvert au public, étape par étape, entre l’été 2013 jusqu’à celui de 2014. Aujourd’hui, ce parc est en chantier, et les centaines de personnes qui y travaillent reflètent l’aspect cosmopolite de la ville. Pour rappel, ce sont 10.000 opportunités d’emploi qui ont été créées par les Jeux, et le quart d’entre elles a profité aux chômeurs d’Est London.
Le parc est donc en cours de réhabilitation pour accueillir les sportifs londoniens. Tout autour, quelque 11.000 nouveaux logements sont en cours de construction. Le plus grand centre commercial d’Europe y a aussi été aménagé. Une petite ville est en train de naître à Londres. Dans l’optique de la maximisation de l’utilisation de chaque centimètre carré, qui a été couplée à la culture de l’éducation et du civisme en Angleterre, les quelques mètres carrés tout en haut de la tour qui donne une vue panoramique sur le parc a été transformée en salle de classe. Impressionnant peut-être, mais pas assez pour des petits élèves habitués aux sorties scolaires au Parlement et à sa Chambre des lords, et aux excursions en bus amphibien qui se termine en croisière sur la Tamise. De fait, les Londoniens ont décidé de se servir des JO pour doter la ville des installations dont elle a besoin, et uniquement celles-là. «La question que nous nous sommes posées étaient de savoir si la capitale avait besoin de telle ou telle installation», explique Nathaniel Aaron, architecte chez Hopkins Architects. Lorsque la réponse était positive, comme c’était le cas pour le stade olympique, il fallait encore aller dans le détail. «De quelle capacité avons-nous besoin, pour les jeux, et pour la suite?» C’est ainsi que le stade de Stratfort a été construit avec une capacité de 80.000 sièges, dont 20.000 détachables. Lorsque le club de football de Westham s’y produira en 2015, ce sera pour un maximum de 60.000 personnes. Quant au parc aquatique, qui, lui, était nécessaire aux JO, les organisateurs ont estimé que la capitale anglaise ne nécessiterait que sa piscine après les Jeux. Toutes les installations qui l’entourent ont alors été construites temporairement. Le vélodrome ne verra aucune partie de lui confisquée. Une piste VTT et un circuit BMX y seront même ajoutés, pour l’usage de la communauté locale, des clubs et des athlètes de haut niveau. Le terrain de handball devient une salle de sport polyvalente ouverte autant à l’élite sportive qu’au public, et où des boxeurs pourront rencontrer des danseurs. Même la salle de presse, d’une superficie de 100.000 m², ambitionne de devenir un centre axé sur la création de business et d’opportunités d’emplois en y établissant de nouveaux médias et des industries innovantes.
Même les entreprises qui ont participé au chantier JO 2012 se recyclent. Jeff Burke, qui est à la tête d’ESG, une compagnie spécialisée dans les constructions temporaires, explique qu’une licence créée par l’Etat anglais pour donner du crédit aux entreprises ayant participé aux JO, booste sa candidature pour participer aux Jeux de Rio. 700 entreprises sur les 2.000 participantes en ont bénéficié jusque là. Il s’agit d’une première mondiale. Toujours dans la lignée de l’innovation pour un retour sur investissement maximum, un site a été créé, pour répertorier ce que chaque entreprise a pu apporter comme contribution, ce qui en fait une sorte de vitrine interactive du savoir-faire anglais consultable par n’importe quel pays qui organise un évènement sportif d’envergure.
Et en parlant d’investissement, Londres, et toujours dans un souci d’optimisation, n’a même pas utilisé la totalité de son budget alloué aux Jeux de 2012, et qui était à la base de 9,3 milliards de livres (11,2 milliards d’euros). 500 millions de livres sterling (605,8 millions d’euros) sont revenus dans les poches de l’Etat. Londres ne tombera certainement pas dans les travers de la Grèce, qui doit une partie de son asphyxie économique aujourd’hui au financement d’infrastructures trop coûteuses pour ses JO de 2004… installations qui sont aujourd’hui à l’abandon.

Rime AIT EL HAJ

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