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Régions

Fès/Tourisme : Les freins à l’investissement persistent

Par L'Economiste | Edition N°:4052 Le 13/06/2013 | Partager
Les professionnels réclament l’appui effectif de l’Etat
Finalisation des projets, palais des congrès, CNSS… les doléances

UNE semaine après sa signature, le nouveau «contrat-programme régional du développement touristique» (CPRDT) de la région de Fès-Boulemane suscite déjà de vives réactions chez les professionnels. La dernière en date est celle d’Aziz Lebbar, président du Conseil régional du tourisme (CRT). Pour lui, «seul un appui effectif de l’Etat peut assurer le décollage de la destination». «Malheureusement, le nouveau CPRDT ne prévoit que 3% de l’enveloppe globale comme soutien à l’investissement privé», poursuit-il.
En effet, la nouvelle feuille de route du tourisme s’est basée essentiellement sur les opérateurs privés. Or, en ces temps de crise, ces derniers sont de plus en plus demandeurs de mesures incitatives pour préserver les emplois et renforcer les capacités.
Pour Lebbar, la relance de Fès nécessite une intervention étatique. «Ce qu’il faut, ce sont des mesures gouvernementales incitatives propres à la région», insiste-t-il. Et d’ajouter: «Ces mesures seront le vecteur fondamental pour la relance socioéconomique regroupant tous les acteurs publics et privés dans le cadre d’un programme prédéfini assurant une visibilité et une prévisibilité économique, financière et fiscale». Pour ce dernier volet, les professionnels du tourisme s’accordent sur le fait que «le regroupement de la trentaine d’impôts qu’ils payent en un ou deux est devenu une nécessité». Ainsi, l’on faciliterait l’apurement des dossiers en instance et encouragerait les contribuables à payer leurs dus.
L’autre doléance est en rapport avec la CNSS. Pour les hôteliers, «les responsables de la Caisse nationale de la sécurité sociale expliquent mal les droits aux salariés, ce qui cause parfois des grèves, voire des licenciements». «Nous payons les cotisations pour notre personnel. Ceux qui sont en retard devraient bénéficier de la flexibilité de l’administration et du rééchelonnement des redevances», souligne Lebbar. Idem pour les banques, celles-ci sont de plus en plus rigides quant au financement des projets touristiques.
Par ailleurs, les opérateurs du secteur sont unanimes concernant l’échec du plan de développement régional touristique de la ville (PDRT). Ils déplorent l’incapacité de l’aménageur MedZ à commercialiser les lots destinés aux futurs hôtels de la zone Oued Fès (161 ha). Il en est de même pour «l’ONCF qui détient quelque 45 ha de terre dans cette zone et cherche des privés pour réaliser trois hôtels au lieu qu’il s’engage dans leur réalisation». «Avant de lancer le nouveau contrat-programme pour la région, il fallait plutôt finir les plans et projets déjà entamés…et surtout proposer un foncier à bas prix pour encourager l’investissement», estiment-ils. Même son de cloche auprès du ministre du Tourisme lui-même. Lahcen Haddad a confié à L’Economiste «qu’actuellement, il est difficile de convaincre le privé de venir investir à Oued Fès alors que le foncier est proposé à plus de 600DH/m2».
Notons que Fès se positionne comme une destination à deux vitesses. Elle a un produit qui ne progresse pas beaucoup. C’est celui des circuits des villes impériales, géré directement par les TO. Il y a aussi le city break culturel qui remporte beaucoup de succès auprès de la clientèle à fort pouvoir d’achat. Le PDRT avait proposé trois segments. Le 1er, ce sont les hôtels un peu éloignés de la médina qui reçoivent plutôt les clients des circuits de TO. Ensuite, le 2e, les hôtels surplombant la médina qui sont luxueux et ont une catégorie de city break courts séjours pour qui ne veut pas dormir dans un riad ou une maison d’hôtes.
Reste le 3e segment, constitué par les touristes qui logent dans la médina dans les riads d’hôtes. Les segments 2 et 3 commençaient à peine à émerger. Pour qu’ils se développent de plus en plus, il faut inévitablement installer Fès comme destination pour le tourisme culturel et de congrès. Dans ce sens, la réalisation d’un palais des congrès serait d’un grand apport. Lebbar rappelle à juste titre que la zone d’Oued Fès et le Champ de courses devraient abriter une infrastructure pour les assises, mais les deux projets tardent à se concrétiser.

Renovotel

En outre, bénéficier de l’appui de l’Etat dans le cadre du fonds de rénovation et de mise à niveau hôtelière (Renovotel) est très compliqué. En fait, les PME/PMI ne peuvent pas répondre à la totalité des exigences afin d’être éligibles à ce programme. «Encore faudrait-il avoir le soutien les banques, la CGG, en plus d’une situation assainie avec les impôts et la CNSS, et un apport propre pour avoir entre 10 à 30% de l’enveloppe de la rénovation… ce qui est, en pratique, impossible pour une structure à la recherche de soutien, pour ne pas dire en difficulté», souligne le président du CRT. Et de conclure, «pour réussir, il faut éviter les mesures draconiennes».

De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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