×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Finances publiques
L’avertissement de la Banque mondiale

Par L'Economiste | Edition N°:4052 Le 13/06/2013 | Partager
L’institution veut des résultats pour reconduire son plan de soutien
Compensation, climat des affaires, compétitivité, tels sont les chantiers prioritaires

Hausse des charges de fonctionnement et de compensation face à une stagnation, voire le recul des recettes ordinaires. Résultat, les déficits des jumeaux se creusent d’année en année. Lesquels déficits aggravent aussi le solde commercial et la baisse tendancielle des réserves de changes

Après le coup de semonce du FMI, la Banque mondiale emboîte le pas et somme le Maroc d’accélérer le rythme des réformes. Le gouvernement réussit la prouesse de créer un nouveau «consensus de Washington» contre un bilan de réformes. «Certes la confiance de l’institution n’est pas encore entachée mais à charge pour le gouvernement marocain de faire preuve de dynamisme». C’est en substance le message formulé mardi dernier par le directeur du département Maghreb de la Banque mondiale et chef du bureau de l’institution à Rabat, Simon Gray, qui était l’invité de la Chambre allemande de commerce et d’industrie au Maroc. Gray annonce la reconduction pour la période 2014-2017 du cadre de partenariat stratégique. Mais pas avant une évaluation du précédent. Des consultations avec l’administration, le secteur public et la société civile seront bientôt lancées. Le tout, autour des axes de soutien de la Banque mondiale. «Avec des financements en amélioration par rapport au programme 2010-2013. (Voir édition du 17 février 2010. www.leconomiste.com). Une requête dans ce sens a été, en effet, introduite par le gouvernement marocain et à laquelle la Banque mondiale se dit favorable». Voila pour les bonnes nouvelles. Mais l’appui sera conditionné par l’accélération de certaines réformes. En particulier, celles liées à la compensation, au climat des affaires et à la compétitivité de l’économie nationale. Comme le FMI, la Banque mondiale considère que le système de subvention de l’énergie et autres produits alimentaires explique pour une large part le creusement des déficits jumeaux. Et pour cause! La demande interne, alimentée par les différentes aides, profite beaucoup plus aux importations. Par ailleurs, l’épargne privée ne compense pas les besoins en financements en forte croissance. A tel point que le gouvernement a été contraint de puiser dans les réserves de change. «Pas moins de 3 milliards de dollars ont été soustraits sur les deux dernières années», révèle Gray. De plus, le Maroc enregistre l’un des taux d’investissement parmi les plus élevés dans le monde mais cela ne génère pas d’impact significatif sur la croissance du PIB par habitant. Tant que la compétitivité de l’économie n’est pas assurée, il y aurait toujours besoin de financement extérieur, est-il constaté. Un prêt de 160 millions de dollars a été récemment débloqué dans ce cadre. Il cible l’amélioration du climat des affaires et la transparence dans la gestion des fonds publics.     
A l’actif, l’institution financière reconnaît que le Maroc a mené plusieurs réformes durant la dernière décennie. Mais beaucoup de chemin reste à faire pour en améliorer l’impact sur le secteur privé. A cet effet, la banque se réfère aux insuffisances relevées par le monde des affaires lui-même.  En tête, le déficit de la concurrence qui est encore ressenti malgré la vague des libéralisations qui a touché des pans entiers de l’économie. Sont cités dans ce cadre des avis du Conseil de la concurrence sur la téléphonie mobile, les grandes surfaces, le crédit à la consommation, le transport routier, l’industrie pharmaceutique et les professions réglementées. Les opérateurs économiques dénoncent également le décalage entre la législation et son application sur le terrain. Et souvent, les textes d’application tardent à voir le jour et après leur publication, ils se révèlent souvent imprécis. A tel point que l’interprétation fait  l’objet parfois de divergences entre les tribunaux et l’administration. Résultat, cette dernière multiplie les circulaires et les instructions à défaut d’une réglementation claire et précise.

Cadre de partenariat stratégique

Le Cadre de partenariat stratégique (CPS) s’articule sur une approche flexible et concertée mettant en avant les priorités de développement pour lesquelles l’appui de la Banque mondiale est sollicité. Renouvelé tous les quatre ans, ce cadre prévoit plusieurs instruments financiers: prêts de politique de développement, crédits à l’investissement et prêts axés sur les résultats.
A ce titre, l’institution devait mobiliser 650 millions de dollars par an sur la période 2010-2013. Ces ressources sont destinées à de nombreux secteurs, notamment les infrastructures, le transport, l’eau/assainissement, l’énergie, l’éducation, la gouvernance, la justice, le développement social et la promotion de l’emploi. De fait, la moyenne annuelle n’a pas dépassé les 530 millions de dollars.

A.G.

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc