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    Culture

    Carton plein pour les nuits de la médina

    Par L'Economiste | Edition N°:4051 Le 12/06/2013 | Partager
    Une recette pour faire revivre l’atmosphère des anciens caravansérails
    Les peuples voyagent dans les ruelles propres, éclairées et…sécurisées

    DES milliers de touristes de nuit. La médina de Fès accueille, depuis lundi soir, les spectacles nocturnes. Initiés dans le cadre de la 19e édition du festival des musiques sacrées, ces concerts ont connu un franc succès, et ce, dès l’ouverture. Pour les organisateurs de l’évènement, «les nuits de la médina offrent un véritable voyage musical et initiatique au cœur de la vieille cité». Ainsi, tous les sites programmés pour la première soirée étaient archicombles. Les festivaliers s’y rendent en toute quiétude. Ils se promènent au milieu des ruelles étroites, bien éclairées, propres et sécurisées pour l’occasion. En effet, en plus de la vidéosurveillance opérationnelle depuis des mois, plusieurs dizaines de policiers assurent la sécurité à Bab El Makina, Bab Boujloud, Dar Tazi, Palais Mokri et bien d’autres endroits. Outre les brigadiers pédestres, les vélomoteurs et la police en quad ont fait leur entrée depuis l’ouverture du festival. Lundi, le spectacle «au cœur du Nil soufi» des sheikhs Hamid Hossein Ahmad et Ghanan d’Egypte s’est produit au musée Batha à guichets fermés (plus de 2.000 personnes). Cette fresque qui décrit une cérémonie dans un village de Haute-Egypte a célébré le prophète Sidna Mohamed. Témoignage de valeurs spirituelles et de tolérance, plusieurs étrangers ont été emportés par les chants soufis et l’invocation de Dieu («El Hadra du Dikr»). D’autres messagers de la paix ont chanté en hommage au poète Aimé Césaire à Dar Mokri. A Dar Adiyel et Dar Batha, respectivement Pandit Shyam Sundar Goswami de l’Inde du Nord et Duo Ykeda de France ont animé des concerts de haute spiritualité. «Décliné sur 3 nuits, c’est un véritable voyage musical et initiatique au cœur des maisons et riads traditionnels de Fès qui est proposé cette année», explique Faouzi Skali. Et d’ajouter, «ce voyage nocturne, à la fois musical et initiatique, nous entraînera au cœur de la médina de Fès dans ce grand patrimoine architectural de la culture arabo-andalouse». C’est aussi une invitation à explorer un autre Orient et à se perdre dans les ruelles tortueuses d’une médina devenue universelle. Le but est de revivre l’atmosphère des anciens caravansérails où se croisaient les peuples voyageurs. A Fès, se croisent musulmans, juifs, chrétiens et autres au festival de Fès des musiques de la tolérance et de la coexistence. Ce n’est qu’un rappel des débuts de son université Al Quaraouiyine qui accueillait des savons de tous les peuples et origines.

    Programme de la 3e nuit

    LE programme de cette 3e et dernière nuit de la médina prévoit Ana Moura du Portugal au musée Batha,  le Baroque nomade et Pandit Shyam Sundar Goswami (France-Inde) à Dar Mokri, et à Dar Adiyel des chants sacrés du Royaume du Bhoutan. Pour rappel, ce dernier a été  aussi à l’honneur lors du forum de Fès. Son expérience pour le Produit du bonheur brut (PBB) a été commentée par d’éminents conférenciers. «C’est une approche qui devrait amener décideurs et société civile à reconsidérer la notion de richesse et de développement», conclut-on.

    Y.S.A.

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