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Politique Internationale

Turquie: Aucun signe d’apaisement à l’horizon

Par L'Economiste | Edition N°:4050 Le 11/06/2013 | Partager
Des manifestations ordonnées qui prennent de plus en plus d’ampleur
Rendez-vous aux municipales de 2014, répond Erdogan
L’Europe hausse le ton, mais le dossier d’adhésion à l’UE n’est pas remis en cause

Après un premier signe d’apaisement émis en fin de semaine dernière par Recep Tayip Erdogan, le Premier ministre turc a rehaussé le ton dimanche 9 juin contre les protestataires qu’il qualifie de «vandales». A quelque 7 mois des élections municipales, il a demandé à ses milliers de partisans venus à sa rencontre à Adana de «donner à ces gens une première leçon par la voix démocratique des urnes».
Pendant ce temps, les manifestations continuent sans relâche, à Istanbul (sur la place Taksim), à Ankara, à Izmir ou encore à Adana. Pour l’instant, l’effet image est indéniable, mais la réalité est loin d’être aussi grave qu’elle n’est généralement décrite dans les médias. La Turquie n’est pas en «guerre civile» comme certaines images le suggèrent. Pour autant, les rangs des manifestants gonflent de jour en jour, et les choses risquent de sérieusement tourner au vinaigre si le gouvernement n’arrive pas à endiguer le mouvement.
Sur la toile comme dans la rue, les contestataires sont intransigeants. Ils réclament tous le départ d’Erdogan, en raison de ses politiques jugées autoritaristes, et non respectueuses des minorités religieuses. Sa gestion du dossier kurde sur les 10 dernières années est particulièrement remise en cause. En effet, les séparatistes kurdes étaient persona non grata, et l’emprisonnement aléatoire des activistes de ce mouvement étaient monnaie courante. Pour autant, aujourd’hui, un accord est sur la table. Les Kurdes ont accepté de déposer les armes, après deux mois de négociations officielles. La situation semblait donc s’apaiser avant que la destruction programmée du parc stambouliote de Gezi ne déclenche une manifestation le 31 mai, qui a pris de plus en plus d’ampleur depuis.
Ce qu’il y a de plus inquiétant, c’est qu’aucun signe de dénouement pacifique n’est donné par aucun des deux camps. Les manifestants sont décidés à rester dans la rue jusqu’à l’obtention du départ du Premier ministre. D’ailleurs, outre quelques échanges violents avec la police, l’ambiance est généralement à la «protestation sérieuse mais festive». Pour l’instant du moins. De son côté, le gouvernement réagit en prévoyant de nouvelles démonstration de force de son électorat, qui devait notamment venir en nombre lui montrer son soutien hier, lundi 10 juin, à Ankara.
Erdogan ne fléchit donc pas, ni sous la coupe de la jeunesse de son pays, ni sous celle des Européens, qui sont de plus en plus nombreux à lui reprocher son attitude. D’autant plus que ces évènements ne remettent pas en cause le dossier d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne, comme le précise Stefan Füle, commissaire européen à l’Elargissement. Ainsi, lorsqu’Angela Merkel ou un autre chef d’Etat le somme de «discuter démocratiquement avec les jeunes», le Premier ministre turc remet en cause une politique mondiale de «deux poids deux mesures».
Le Monde arabe observe avec attention l’évolution de la situation turque, l’AKP ayant été jusque-là pris pour exemple par tous les gouvernements des partis islamistes qui sont arrivés au pouvoir après le «printemps arabe».


Rime AIT EL HAJ

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