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Culture

Festival des musiques sacrées
Paco de Lucia enflamme Bab El Makina

Par L'Economiste | Edition N°:4050 Le 11/06/2013 | Partager
Le légendaire chanteur a réussi sa quête de la passion et de la liberté
Flamenco, chant et danse… devant 6.000 personnes

Paco de Lucia sera certainement l’un des artistes qui auront marqué la 19e édition du Festival de Fès des musiques sacrées du monde. L’événement, qui se poursuit jusqu’au 15 juin par des spectacles de chant spirituel, des débats et autres activités parallèles, a accueilli, dimanche dernier, sur la scène de Bab Makina, l’une des plus grandes légendes vivantes du flamenco et l’un des plus grands guitaristes au monde. Paco de Lucia a ainsi enflammé la place mythique de Bab Moulay El Hassan.
Se produisant à guichets fermés, le maestro espagnol a montré, une fois de plus, qu’il possède l’âme d’un flamenco habité par cette quête de la passion et de la liberté. Pour la 19e édition du festival dont la thématique est tournée vers «Fès, l’Andalouse», il est celui qui a donné à l’évènement une dimension universelle. Lors de son spectacle de dimanche dernier, il s’est introduit en solo, le temps de quelques minutes, avant qu’il ne soit rejoint par sa troupe de guitaristes. La sagesse de manier les six cordes de sa guitare, il l’a exprimé en jouant avec ses dix doigts. Ovationné à plusieurs reprises par le public (6.000 personnes environ), De Lucia a enchaîné les morceaux, nouveaux et anciens. A ses côtés, le guitariste Antonio Sanchez, le joueur exceptionnel en harmonica Antonio Serrano, mais aussi le chanteur gitan David de Jacoba et le danseur Farruco el loco (le fou) dessine un spectacle de pur flamenco.
Auparavant, lors d’une conférence de presse, le maître, De Lucia, guitariste prodige dès l’âge de 5 ans, grâce à l’influence de son père et de ses frères Ramón de Algesiras et Pepe de Lucia, respectivement guitariste, et cantaor, a noté qu’il est né en Andalousie, marquée à son époque par les années les plus terribles du franquisme. «Il y avait dans notre maison une grande cour intérieure («patio»).
Quand mon père rentrait dans la nuit, il continuait à jouer pour le plaisir avec d’autres musiciens. Beaucoup de grands noms sont passés par ce patio, et je me réveillais dans cette ambiance. Avant même de poser les doigts sur un manche de guitare, je connaissais tout du flamenco: les rythmes les plus complexes, le langage», a-t-il exprimé.
A Bab El Makina, il exprima davantage sa relation avec la guitare, ses variations («falsetas») originales, sa prédilection pour les styles les plus rythmiques, sa maîtrise de la syncope et ses compositions personnelles sur les grands styles «a compás» (cycles métrico-harmoniques complexes). Entouré entre autres du grand cantor Duquende, et de la  silhouette noire et fière du danseur Farucco, Paco de Lucia a réussi un spectacle historique. Il laissera la place Bab El Makina se reposer le temps de trois nuits. En attendant, la médina accueillera des spectacles purement sacrés. Le festival in ouvrira ses portes jeudi prochain pour la chanteuse syrienne Assala Nasri.

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Youness SAAD ALAMI

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