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Economie Internationale

Tunisie: Les bons et mauvais points du FMI

Par L'Economiste | Edition N°:4050 Le 11/06/2013 | Partager
Le pays a amorcé une reprise économique modérée
Fragilité du secteur bancaire, chômage, creusement des déficits budgétaire et extérieur…

Après avoir connu un ralentissement marqué en 2011, l’économie tunisienne a amorcée une reprise modérée en 2012. L’embellie va se poursuivre pour 2013-2014, selon les projections du FMI qui s’appuient sur les statistiques des autorités tunisiennes. Un secteur bancaire fragile, les vastes disparités sociales et économiques et le chômage élevé des jeunes constituent les principaux défis qui se posent au pays

LE FMI vient d’approuver un accord de confirmation de 1,74 milliard de dollars portant sur 24 mois en faveur de la Tunisie.
Cette somme servira à appuyer le programme de réformes économiques portant sur la période 2013-2015. «Elle est aussi destinée à renforcer les marges de manœuvre budgétaire et extérieure et encourager la croissance», indique le Fonds monétaire international dans un communiqué daté du 7 juin dernier.
Cette décision du Conseil d’admission permet de mettre à disposition de Tunis un décaissement immédiat de 150,2 millions de dollars. Le reste sera échelonné sur la durée du programme et subordonné à huit revues.
L’accord de confirmation suppose un accès «normal» aux ressources du Fonds pour un montant de 400% de la quote-part du pays bénéficiaire. Conformément aux pratiques du FMI, les prochaines tranches d’aide ne seront versées qu’à condition que le gouvernement tunisien respecte le calendrier de réformes.
Pour les experts du Fonds, Tunis a amorcé une reprise économique modérée malgré l’environnement économique international difficile et les difficultés de la transition politique. En revanche, «la fragilité du secteur bancaire, les revendications sociales pressantes, les vastes disparités régionales et le niveau élevé du chômage sont de redoutables défis, au même titre que le creusement des déficits budgétaire et extérieur», met en garde Nemat Shafik, directrice générale adjointe du FMI.
Les autorités tunisiennes ont élaboré un vaste programme économique pour relever ces défis. Les réformes budgétaires envisagées sont axées sur l’élargissement de la marge de manœuvre budgétaire pour accroître les dépenses cruciales d’investissement et sociales. Tout en maîtrisant les salaires et en réformant les subventions, tandis que les dispositifs de protection sociale seront renforcés. Une réforme de la politique et de l’administration fiscales contribuera à élargir l’assiette fiscale et à améliorer l’équité, selon le FMI.
Les autorités ont entrepris aussi d’importantes mesures pour corriger les fragilités du système bancaire. Dans ce domaine, les priorités sont l’audit des banques publiques, le renforcement de la supervision bancaire et l’alignement des normes prudentielles sur les normes internationales.
Dans ce sens, les efforts doivent se poursuivre pour améliorer la qualité des données et mettre au point un régime spécial de résolution bancaire. Tunis s’est également engagée à rationaliser les incitations budgétaires et les barrières réglementaires, y compris par un nouveau code des investissements, une réforme de l’impôt sur les sociétés et un allégement des formalités administratives.
Les récentes tensions qu’a connues la Tunisie, lui ont valu une dégradation de la note de la dette souveraine à Ba2, par l’agence Moody’s, assortie d’une perspective négative.

7 millions de touristes par an

LA Tunisie table sur 7 millions de visiteurs par an, a déclaré le ministre tunisien du Tourisme, Jamel Gamra, lors d’une séance d’audition à l’Assemblée nationale constituante (ANC). Pour cela, une stratégie a été mise en œuvre pour promouvoir le secteur (7% du PIB) en se basant sur les axes de l’environnement, la sécurité, la qualité des services et de la commercialisation.
De janvier à fin mai, le nombre de visiteurs a connu une hausse mineure (+0,5%) par rapport à la même période de l’an dernier, mais les recettes en devises ont baissé de 1,2%, selon le dernier bilan officiel. Au 1er trimestre, la baisse de fréquentation a concerné particulièrement les Français (-17%), alors que les touristes allemands et britanniques ont semblé renouer avec la destination.

Fatim-Zahra TOHRY

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