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Economie

L’Etat va soutenir la canne à sucre

Par L'Economiste | Edition N°:4050 Le 11/06/2013 | Partager
Subvention à la plantation de 5.200 ha/an sur cinq années
Le montant de l’aide sera fixé par arrêté

Le coût d’installation de la culture de la canne à sucre s’élève à 20.000 DH/ha et l’entrée en production nécessite 18 mois

LE gouvernement est décidé à soutenir la culture de la canne à sucre. Cette culture d’origine tropicale est trop exigeante en eau et en chaleur, mais beaucoup plus rentable que la betterave à sucre. Pour l’intensifier, l’Etat est prêt à octroyer des aides dont le niveau n’a pas encore été fixé. Pour le moment, le décret n° 2-13-324 portant sur la subvention à la création de nouvelles plantations de canne à sucre a été adopté par le dernier Conseil de gouvernement (voir édition du jeudi 6 juin.www.leconomiste.com). «L’objectif est d’encourager les agriculteurs à planter 5.200 ha par an sur les cinq prochaines années», peut-on relever sur la note de présentation du texte. C’est ce qui ressort du contrat-programme 2013-2020 conclu entre l’Etat et l’interprofession sucrière. Selon le directeur régional de l’agriculture et responsable de l’Office de mise en valeur agricole du Gharb, Khammar Hmamou, «il est question d’assurer 20.000 ha de superficie productive en cette culture sucrière». Surface qui pourrait doubler si la Cosumar s’engage à augmenter la capacité de traitement industriel. Car, le niveau retenu en termes d’extension ou de renouvellement des plantations demeure une orientation générale qui peut être réadaptée selon les programmes des agriculteurs. «Côté eau d’irrigation, Hmamou se veut rassurant». D’abord, la région du Gharb-Loukkos, berceau de la plante, ne manque pas de ressources hydriques. Ensuite, l’aménagement hydraulique en cours de réalisation va permettre la mobilisation de 1,8 milliard de mètres cubes supplémentaires.
Pour le moment, la culture de la canne à sucre couvre une superficie de 16.400 hectares et participe à hauteur de 20% dans la production nationale du sucre.
Le renouvellement de la culture, dont le cycle s’étale sur une période de six ans en moyenne, a connu ces dernières années une forte régression. De 4.000 ha/an, le rythme d’installation des plantations est passé à 420 ha en 2011-2012. En cause, la désaffection des agriculteurs qui s’explique essentiellement par le coût élevé: 20.000DH/ha. Et encore faut-il attendre jusqu’à 18 mois comme délai nécessaire pour la première récolte. Les agriculteurs ont eu aussi à subir d’énormes pertes sur trois années consécutives. Des inondations mais également la vague de froid de la saison 2011-2012 qui a particulièrement affecté la canne à sucre. Combinée à une forte volatilité des cours sur le marché mondial du sucre, cette situation s’est traduite par une dépense pour l’Etat de 5,5 milliards de DH au titre de la compensation. 
Or, le premier contrat-programme 2008-2013 n’a pas satisfait à ses objectifs. La couverture de la consommation du sucre qui doit atteindre 55% des besoins à partir des plantes sucrières locales n’a été, la campagne passée, que de l’ordre de 35%. De même, la superficie occupée par ces plantes (betterave et canne à sucre) devrait passer à 91.000 ha à fin 2013. Surface, qui s’est établie, cette saison, à 64.500 ha seulement. Parallèlement, la consommation du sucre augmente de près de 2% par an. Rythme que la production nationale ne peut amortir. Ce qui a amené d’ailleurs l’opérateur sucrier, la Cosumar en l’occurrence, de nourrir des ambitions à l’international. Avec à la clé, la location   de 50.000 ha au Soudan pour y planter de la canne à sucre. Mais la priorité semble avoir été donnée au marché africain dont les besoins sont énormes.

Nouveaux objectifs

LE nouveau contrat-programme vise à faire passer le taux de couverture des besoins de 35% à 62% en 2020. A cette échéance, la consommation du sucre devrait atteindre 1,4 million de tonnes. Pour être en phase avec le taux de couverture retenu, le pays doit en assurer 860.000 tonnes à partir des plantes sucrières locales contre 400.00 actuellement. Ce niveau devrait permettre une économie de devises de l’ordre de 2,3 milliards de DH/an. Mais l’estimation reste basée sur le cours actuel du sucre.
A noter que des marges de progrès ont été néanmoins réalisées au niveau de l’amont agricole via la généralisation de semences plus productives pour la betterave à sucre, la mécanisation et la conduite des cultures. De même, la Cosumar a investi 550 millions de DH dans l’outil industriel.

A. G.

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