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Economie

Asmaa Morine Azzouzi, vice-présidente de l’AFEM «L’indépendance de la femme encore mal acceptée»

Par L'Economiste | Edition N°:4050 Le 11/06/2013 | Partager

Asmaa Morine Azzouzi, vice-présidente de l’Afem et chargée des relations internationales: «Le congrès mondial des femmes d’affaires permettra un formidable réseautage et une ouverture à l’international»

L’Association des femmes chefs d’entreprises, dont Asmaa Morine Azzouzi, assure la vice-présidence, organise, du 25 au 29 septembre, la 61e édition du congrès mondial des femmes d’affaires. Plus de 800 chefs d’entreprises féminines, venues de 70 pays, y sont attendues.

- L’Economiste: En quoi le forum peut-il susciter des vocations d’entrepreneuriat féminin chez nous?
- Asmaa Morine Azzouzi: Dans le contexte géopolitique actuel, il est absolument dommage que les femmes ne saisissent pas cette opportunité en ce sens qu’elles peuvent être un vecteur de développement pour leur pays. Tous les ingrédients sont là : nous avons des femmes formées et compétentes dans pratiquement tous les domaines. Elles sont même majoritaires sur plusieurs filières à l’université. Néanmoins, force est de constater qu’elles sont extrêmement minoritaires dans les sphères de pouvoir aussi bien politique qu’économique.
Les femmes doivent croire en leurs capacités et pousser très loin leurs limites. Je crois énormément à l’exemple et le fait de côtoyer des femmes chefs d’entreprises du Maroc et d’ailleurs peut susciter des vocations et renforcer aussi bien les femmes qui sont déjà entrepreneures et celles qui y aspirent. Et là, les retombées seront indéniables et peuvent se chiffrer en points de croissance du PIB.

- Quels sont les principaux obstacles qui se dressent devant les femmes d’affaires?
- Sur le plan purement juridique et réglementaire, il n’y a aucun obstacle à signaler. Les femmes peuvent entreprendre librement et gérer leur société avec les mêmes droits et obligations que leurs homologues masculins.  Si obstacles il y a, il va falloir les chercher du côté de l’environnement dans sa globalité. Nous vivons dans une société qui voit d’un œil plutôt suspect une trop grande indépendance de la femme et par voie de conséquence, elle ne peut que très rarement bénéficier du soutien de son entourage. Ce qui est en soi assez handicapant. Mais avec beaucoup de volonté et de persévérance, tous les obstacles peuvent être dépassés. Et là, je voudrais rassurer les femmes qui ont l’ambition un jour de créer leur entreprise. Je leur dis : allez-y. Si vous croyez en vos capacités et compétences, si vous avez un projet qui vous passionne et si affronter des difficultés ne vous rebute pas, n’hésitez surtout pas! Un seul mot d’ordre: les femmes doivent oser et un des moyens de le faire est de créer leur propre entreprise.


Propos recueillis par Hassan EL ARIF

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