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Marchés de capitaux
Les réformes, prioritaires!

Par L'Economiste | Edition N°:4050 Le 11/06/2013 | Partager
«Des chantiers majeurs sont encore à entamer»
Objectif: jouer pleinement leur rôle de financement de l’économie

Hamid Tawfiki, DG de CDG Capital: «Les marchés de capitaux ne doivent pas être considérés comme un concurrent des banques mais plutôt comme un complément. Ils ne sont pas non plus un «spectre» mais bel et bien une réalité structurante qui est fort utile à notre développement et notre compétitivité»

«Mutation des marchés de capitaux: Quels défis à relever et pour quel impact?». Tel est le thème du IVe acte des intégrales de la Finance qu’organise aujourd’hui CDG Capital. A cette occasion, Hamid Tawfiki, DG, dresse, dans cet entretien accordé à L’Economiste, les contours de la réforme de ce marché et en précise les objectifs et les conséquences.

- L’Economiste: Où en est la structuration des marchés de capitaux et de sa réforme?
- Hamid Tawfiki: Le corpus des réformes, en cours de conception ou de déploiement, couvre l’essentiel des maillons de la chaîne, cela va du cadre législatif et réglementaire, en passant par l’infrastructure du marché et bien sûr par l’élargissement de l’offre et de la demande de produits. Il y a donc des lois pour renforcer l’indépendance et la responsabilité des régulateurs (Autorité marocaine du marché des capitaux et Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale), élargir le cadre opérationnel (Bourse des valeurs, marché à terme d’instruments financiers, banques participatives) et permettre l’émergence de nouveaux vecteurs d’investissement (titrisation/sukuk, obligations sécurisées, prêt emprunt de titres, OPCI/SIIC).
Des chantiers majeurs sont encore à entamer. L’ensemble de ces mutations aboutira à l’émergence d’acteurs (par exemple chambre de compensation…), de produits, et de pratiques nouvelles. Une vision de l’architecture d’ensemble post-réformes est aujourd’hui nécessaire.

- Quel avenir pour les marchés de capitaux au Maroc?
- L’avenir des marchés de capitaux est fonction de l’engagement et de la prise de conscience collective et réelle des différents «stakeholders». L’écosystème financier marocain doit grandir pour répondre aux besoins de financement de notre économie. Les marchés de capitaux ne doivent pas être considérés comme un concurrent des banques mais plutôt comme un complément. Ils ne sont pas non plus un «spectre» mais bel et bien une réalité structurante qui est fort utile à notre développement et notre compétitivité.

- Que faut-il pour les restructurer?
- Pour réussir cette mutation essentielle, il nous faudrait donner corps aux marchés des capitaux et considérer sa réforme, ce nécessaire big bang, comme une première priorité, qui doit s’inscrire dans un plan de développement global pour lui donner du sens, de la cohérence et de la visibilité. La mise en œuvre des réformes ne doit pas non plus souffrir d’approximation. Elle doit se faire avec un ordonnancement efficace et une opérationnalité effective.

- Quels sont les effets attendus de la mise en place de la réforme de ce marché?
- Aujourd’hui, nous avons une offre produit insuffisante et peu liquide, une anémie, voire défiance des investisseurs, une infrastructure marché perfectible, un cadre législatif, réglementaire et de supervision qui doit évoluer et une culture risque qui demande à être développée rapidement. Nous espérons qu’avec les réformes, en cours d’introduction et de mise en œuvre, et la nouvelle dynamique, que sauront insuffler l’ensemble des opérateurs, nous pourrons restaurer la confiance des investisseurs. Notre ambition collective est d’avoir des marchés de capitaux qui jouent pleinement leur rôle de financement désintermédié de l’économie.

- Estimez-vous le temps pour la mise en place du marché de capitaux nécessaire et suffisant dans le contexte boursier difficile qu’il faudrait relancer rapidement?
- Parlons-en du contexte boursier difficile aujourd’hui. Pour ce faire, je voudrais juste rappeler quelques principes de base concernant le fonctionnement du marché actions. Tout d’abord, les actions sont des indicateurs avancés de la conjoncture. Elles sont influencées par la conjoncture et non l’inverse. En d’autres termes, seuls les fondamentaux comptent. Par conséquent, la cyclicité est une donnée consubstantielle au marché action. Son cycle reflète le cycle économique. Et pour finir, il ne faut pas oublier que les actions comme produits d’investissement sont en constante comparaison avec les autres classes d’actifs (bons de Trésor, dette privée, DAT…), ils sont donc sujet à des arbitrages de la part des investisseurs. Quand vous regardez aujourd’hui le niveau des taux d’intérêt, vous comprenez aisément qu’en termes de risque/rendement, le choix pour un investisseur n’est pas difficile à deviner. Ainsi pour répondre à votre question, je dirai que pour maximiser rapidement l’impact des réformes en cours, il faudrait aussi travailler sur d’autres sujets très importants que sont: la courbe des taux, la gestion de la dette de l’Etat, le market-making, l’introduction de la notation, l’émergence d’investisseur court terme…

- Que peut rapporter le marché de capitaux à Casablanca Finance City?
- Des marchés de capitaux, qui jouent pleinement leur rôle de financement désintermédié de l’économie avec une expertise éprouvée des différents acteurs, une variété manifeste de produits et d’instruments financiers, et une infrastructure marché robuste ne peuvent qu’être bénéfiques pour la crédibilité de CFC.
Il est évident que nous devons aller au-delà du contenant et travailler de plus en plus le contenu de notre offre CFC. Ici, je veux parler de la substance qui fait sens pour un investisseur/opérateur étranger. Par exemple, une plateforme de titrisation régionale (y compris l’émission des sukuks), une batterie d’indices obligataires régionaux conçus et listés au Maroc, des fonds régionaux gérés localement… C’est en tout cas notre conviction chez CDG Capital et nous essayons d’y contribuer modestement à notre façon.


Propos recueillis par Moulay Ahmed BELGHITI

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