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Analyse

Immobilier
Marketing plus musclé pour relancer les ventes

Par L'Economiste | Edition N°:4050 Le 11/06/2013 | Partager
Tous les segments concernés
Voitures offertes, ameublement gratuit, tombolas, pèlerinage…
La tendance est à la stabilisation des prix

Tombolas, ameublement gratuit, voiture neuve offerte à tout acheteur (Fiat 500, Jaguar…), cuisines entièrement équipées, voyages à l’étranger, pèlerinage/Omra, bons d’achat, frais de dossier, du notaire, d’assurances, zéro apport… Jamais l’immobilier n’a offert autant d’incitations au Maroc. Que ce soit le luxe, le moyen standing, le social ou encore le logement économique et les lots de terrain, tous les segments du marché sont concernés par ces opérations marketing alléchantes! Depuis quelques semaines, les promoteurs rivalisent d’astuces commerciales pour appâter des prospects et doper les ventes. Des opérateurs proposent le paiement par tranches avec zéro taux d’intérêt. D’autres négocient les taux avec les banques et les réduisent jusqu’à… 5%. Certains groupes spécialisés dans le luxe vont plus loin avec l’organisation de JPO, de «ventes privées» ou de féria dans un cadre de brunch au milieu de piscines, de golfs avec soirées très select. S’y ajoutent les offres qui poussent encore plus loin l’agressivité commerciale avec du storytelling. Une technique américaine rodée de marketing qui permet de capter l’attention et susciter l’émotion. Elle peut également être utilisée pour élever la marque à un rang de… mythe.  Pour se démarquer face à la concurrence, des opérateurs paient le prix fort en faisant venir des stars telles celles de la série américaine Desperates Housewives, Marcia Cross et Felicity Hauffman… Ce sont là autant de tendances nouvelles qui renseignent sur la difficulté de vendre (voir encadré). «Le marché est très atone, les  clients se font rares et les transactions sont en berne», résume un promoteur. Un constat partagé par plusieurs opérateurs, tous segments confondus.  C’est surtout la rotation des stocks qui connaît un ralentissement ces derniers mois. De nombreux programmes sont en veilleuse. Pratiquement toutes les villes sont concernées. Du coup, la tendance est à la stabilisation des prix (voir encadré). «Même dans les villes comme Casablanca et Rabat où les prix augmentent chaque année, les prix sont souvent dans les mêmes proportions, voire parfois moins qu’en 2012. Les fourchettes de prix des grandes métropoles s’expliquent surtout par la forte demande», témoigne un agent immobilier. Sur un tout autre registre, les opérateurs se plaignent des retards pris dans l’octroi de crédit. «Au lieu d’une semaine à deux au plus tard, les autorisations de crédit prennent en moyenne un mois et demi», confie le directeur d'un groupe spécialisé dans le luxe. Selon ce patron, le rallongement des délais des transactions et les retards pris dans l’octroi de crédit bancaire sont la conséquence directe de la complexité de la nouvelle loi sur les notaires. Entrée en vigueur fin 2012, la loi sur le notariat montre déjà ses limites. Cette loi stipule que toutes les parties concernées par la vente (notaire, promoteur, acquéreur, banquier) doivent faire le déplacement à l’étude du notaire. Ce qui retarde la conclusion des transactions.

Transactions

Chiffres à l’appui, les dernières statistiques de Bank Al-Maghrib parlent d’une quasi-stabilité des prix, d’un repli pour le commercial et d’une quasi-stagnation sur le foncier. L’évolution des prix ressort une diminution de 8,1% des transactions en glissement annuel et de 6,7% d’un trimestre à l’autre. Les données arrêtées au 1er trimestre indiquent que les ventes de biens immatriculés au niveau de l’ANCFCC, en recul de 8,1% en glissement annuel, ont atteint 26.171 transactions. Sur le résidentiel (appartements), les ventes ont diminué de 4,1% d’une année à l’autre et de 6,3% en variation trimestrielle.

A. R.

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