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Régions

Casablanca: Foire d’empoigne au conseil de la ville

Par L'Economiste | Edition N°:4048 Le 07/06/2013 | Partager
Mustapha Lhaya du PJD s’attaque à Sajid
Le marché de la station de prétraitement des eaux usées de Sidi Bernoussi à l’origine de la discorde
Une session houleuse marquée par une pluie d’accusations

L’anarchie et les accrochages verbaux entre les élus ont marqué la session du conseil de la ville de Casablanca, tenu le 6 juin. Les tensions se sont aggravées allant jusqu’à empêcher le maire de donner des explications à la presse

On ne s’y attendait pas. La deuxième séance de la session ordinaire du conseil de la ville de Casablanca du mois d’avril, tenue jeudi 6 juin, a tourné au spectacle. Les présentations prévues sur le projet du grand théâtre et le patrimoine communal ont été reportées, à cause de l’anarchie qui a régné sur la réunion et des accrochages verbaux entre les élus. Toutefois, cinq points ont été votés à l’unanimité dont ceux relatifs au tracé du métro aérien et à la programmation de l’excédent budgétaire de 2012 (61 millions de DH). A l’origine de ces accrochages, une affaire «chaude» dévoilée par le 5e vice-président, le Pjdiste Mustapha Lhaya, et qui a divisé ainsi la majorité communale. Selon ce dernier, «le maire aurait favorisé une entreprise dans l’appel d’offres relatif à la réalisation de la station de prétraitement des eaux usées de Sidi Bernoussi, entrant dans le cadre du grand projet de dépollution de la côte Est de la métropole». «Sous l’influence de Sajid, les membres de la commission des marchés ont commis des erreurs dans la gestion de l’appel d’offres de la station et juridiquement plusieurs vices de fond ont été décelés dans la procédure», ajoute-t-il. Le Pjdiste avance que «la décision d’attribution du marché à l’entreprise Degremont, filiale de Suez Environnement, est contraire aux dispositions du contrat de la gestion déléguée qui stipule que tout contrat à conclure avec les filiales du groupe français doit être examiné et décidé par le comité de suivi de la gestion déléguée». Il s’agit aussi de «la réduction de la capacité de la station de 11 m3/s à 7 m3/s». Des accusations que Sajid balaie d’un revers de la main. «Un premier appel d’offres s’est déclaré infructueux, vu que l’offre financière de 500 millions de DH dépassait de loin le budget alloué à la réalisation de la station, fixé à 350 millions de DH». Le président du conseil explique qu’un autre appel d’offres négocié avec publicité a permis d’identifier quatre entreprise, à savoir Degrement, Waterleau, OTV et Biwater. Les deux dernières ont été écartées vu qu’elles n’ont fourni ni l’offre ni les attestations originales. Les offres financières des entreprises restantes étaient très proches, mais la moins disante était Degrement avec un montant de 525 millions de DH, soit moins de 5 millions de DH par rapport à l’offre de Waterleau. «Nous avons suivi la procédure d’attribution du marché à la lettre et en toute légalité», souligne Sajid. Et d’ajouter: «Notre objectif était de réduire au maximum l’offre proposée. Et grâce aux négociations, nous sommes arrivés à faire baisser le montant jusqu’à 400 millions de DH, ce qui constitue un gain pour la collectivité». Côté technique, le maire tient à préciser que «l’appel d’offres portait sur la conception et la réalisation de la station avec la possibilité d’optimiser les coûts à travers les variantes techniques». Il faut noter que les spécifications techniques n’ont pas été modifiées et l’on a opté pour un phasage de développement de l’ouvrage.
En clair, le génie civil a été maintenu à 11 m3/s, alors que les installations techniques auront une capacité de traitement de 7,2 m3/s à l’horizon 2020, prenant même en considération le projet de la nouvelle ville de Zenata. De plus, il sera possible d’augmenter la capacité de la station à 11 m3/s. «L’ensemble des caractéristiques du projet y compris la technique de dessablage-déshuilage ont été aussi maintenues», conclut le maire.

Eau/électricité: Pas d’impact sur nos factures!

Mohamed Sajid, président du conseil de la ville de Casablanca, a refusé catégoriquement l’augmentation des tarifs d’eau et d’électricité proposée par le délégataire Lydec, bien que ce dernier en ait le droit comme cela est prévu dans le cadre de la révision du contrat de gestion déléguée. Le seul changement validé, et qui n’aura aucune répercussion sur les factures d’eau et d’électricité des Casablancais, concerne la hausse des redevances fixes appliquées, notamment lors des nouvelles installations.

Bouchra SABIB

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