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Economie Internationale

Shinzo Abe, le nouveau keynésien

Par L'Economiste | Edition N°:4048 Le 07/06/2013 | Partager
Le Premier ministre japonais récolte les fruits de la politique de relance
En visite à Tokyo, François Hollande apprécie

Le Japon a-t-il trouvé une solution à la crise? «La politique d’Abenomics* permettra de relancer l'économie nippone», a affirmé le Premier ministre japonais Shinzo Abe, en recevant, le 6 juin,  François Hollande, le président français, en visite d’Etat de trois jours à Tokyo.
La politique de Shinzo Abe vise à encourager l’activité par la dépense budgétaire. Pour cela, il a fait voter un plan de soutien à la conjoncture avec l’équivalent de 80 milliards d'euros de dépenses étatiques dont près de la moitié en grands travaux. L’autre volet concerne l’injection de grands budgets dans les circuits financiers pour faire baisser les taux. Objectif: inciter les sociétés et les ménages à emprunter plus pour investir, consommer et surtout mettre un terme à la baisse des prix.
Enfin, la politique d’Abenomics devra permettre au Japon d’accroître sa croissance notamment à travers le secteur privé. Les mesures ne s’arrêtent pas là, puisqu’Abe a évoqué une réforme fiscale pour booster l’investissement et les ALE… La clé du succès réside aussi dans le secteur privé. Des pistes qui devraient confronter le FMI qui a salué récemment la politique de relance du nouveau gouvernement mais l’a sommé surtout d’adopter des réformes structurelles pour éviter «le naufrage économique». Le Japon est confronté à une dette accumulée: «la dette intérieure a atteint le chiffre record de 245% du PIB en 2013».
Attention aux jugements superficiels sur la  politique économique nouvelle du Japon, avertit Patrick Artus, chef économiste de Natixis. «Il est facile de louer la création monétaire, la dépréciation du change, les déficits  publics mis en place au Japon. Mais la dépréciation du change réduit le PIB japonais, avec la forte élasticité-prix des exportations et le poids des importations de matières premières», explique-t-il. De même, la hausse de l’inflation anticipée liée à la création monétaire peut faire monter les taux d’intérêt nominaux, ce qui serait destructeur compte tenu des niveaux d’endettement. Puis, le déficit public énorme accélère le passage à un déficit extérieur du  Japon, d’où le risque d’une hausse des taux d’intérêt nécessaire pour attirer les investisseurs étrangers.

F. Z. T.

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*Abenomics: Abe + Economie
 

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