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Politique

Démocratie participative
Le Parlement marocain en modèle

Par L'Economiste | Edition N°:4047 Le 06/06/2013 | Partager
Selon le rapport parlementaire mondial présenté hier
Une institution plus ouverte et transparente
Un code de déontologie pour professionnaliser l’action des députés

Le rapport parlementaire mondial a érigé le Maroc en modèle en matière de renforcement des liens entre le pouvoir législatif et le public. Pour Rebeca Grynspan, secrétaire générale adjointe de l’ONU et administratrice associée du Pnud, le «Parlement marocain est plus ouvert, plus accessible et plus représentatif. La politique de proximité qu’il a adoptée pour rester constamment attentif aux attentes des citoyens le démontre»

Les événements du printemps arabe ont permis de renforcer les institutions parlementaires tout en les rapprochant davantage des citoyens. C’est en partie ce qui ressort du rapport parlementaire mondial présenté hier à la Chambre des représentants. Le document préparé par le Pnud et l’Union interparlementaire a érigé le Maroc en modèle en matière de consolidation des relations entre la population et l’institution législative. A l’origine de cette évolution, la volonté du Parlement d’implémenter la Constitution de 2011. «Nous sommes persuadés aux Nations unies que l’institution parlementaire a revu sa plateforme de travail pour accompagner les réformes prévues par la Constitution et asseoir les bases d’une démocratie participative», a affirmé Rebeca Grynspan, secrétaire générale adjointe de l’ONU et administratrice associée du Pnud.
Pour elle, le Parlement marocain est plus ouvert, plus accessible et plus représentatif. «La politique de proximité qu’il a adoptée pour rester constamment attentif aux attentes des citoyens le démontre», a souligné la collaboratrice de Ban Ki-moon. En fait, cette politique devra être concrétisée à travers la création d’une chaîne de télévision parlementaire, un projet qui tient à cœur au président de la Chambre des représentants. Pour Rebeca Grynspan, ce projet devra renforcer davantage la transparence du Parlement marocain et améliorer son image auprès du public.
En attendant, elle a saisi l’occasion pour saluer les efforts du Parlement pour améliorer les conditions de vie des citoyens. Il s’agit notamment de la ratification de la convention internationale contre toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et de celle relative aux droits des personnes handicapées.
Si le pouvoir législatif semble être sur la bonne voie, Rebeca Grynspan a appelé les députés à faire preuve de persévérance pour gagner davantage la confiance du public. Les présidents des deux Chambres se disent conscients de cet impératif. Karim Ghellab et Mohamed Cheikh Biadillah ont affiché leur détermination à améliorer l’image de leur institution souvent considérée comme enfermée sur elle-même. Pour eux, le Parlement est un élément clef d’un Etat représentatif, et en est même le symbole. «Le printemps arabe nous confronte plus que jamais aux exigences et aux attentes des citoyens. Il faut redoubler d’effort pour pouvoir y répondre», a souligné Ghellab. Pour y parvenir, Ghellab prépare un plan stratégique destiné à dynamiser son institution très critiquée pour sa lenteur et ses méthodes de fonctionnement archaïques. Pour lui, ce plan qui prévoit, entre autres, l’élaboration d’un code de déontologie pour professionnaliser l’action des parlementaires est nécessaire à l’implémentation de la Constitution qui a renforcé les prérogatives du Parlement. 
De son côté, Cheikh Biadillah a tenu à rappeler les apports de la Constitution de 2011 en matière de renforcement des relations entre les Marocains et l’institution législative. Il s’agit particulièrement des articles 14 et 15 qui permettent aux citoyens et à la société civile de participer à la législation, à travers des motions ou des pétitions. «Tout cela fait du citoyen un partenaire stratégique pour la concrétisation de la démocratie participative», a-t-il conclu.

Réseaux sociaux

Le rapport du Pnud et de l’Union interparlementaire relève que l’influence du public sur les débats parlementaires reste limitée partout dans le monde. Les députés, y compris les Marocains, sont ainsi appelés à être plus attentifs aux préoccupations des citoyens en restant constamment en contact avec eux. Ils pourront le faire en utilisant davantage les réseaux sociaux comme Twitter et Facebook. Ils devront également intensifier leurs rencontres avec le public pour rendre compte de leurs actions. De même, les députés doivent collaborer plus étroitement avec des organismes externes pour renforcer les liens avec la population. Il s’agit notamment des instances consultatives qui peuvent évaluer l’action parlementaire.

 

Hajar BENEZHA

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