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Régions

Fès: City Bus se positionne en Afrique

Par L'Economiste | Edition N°:4047 Le 06/06/2013 | Partager
Une internationalisation dès 2014, ouverture du capital et... entrée en Bourse
Sénégal, Gabon, Mali et Côte d’Ivoire… les marchés prioritaires

Pour Ali Motae, PDG de City Bus Transport, «le secteur du transport urbain est porteur… autrement, nous n’aurions pas investi et encouragé d’autres à en faire autant. D’ailleurs, nous envisageons bientôt une ouverture du capital aux institutionnels et plus tard une entrée en Bourse»

L’assemblée annuelle de la BAD, tenue la semaine dernière à Marrakech, était une occasion pour les opérateurs marocains de mieux connaître les défis économiques du continent. Surtout s’ils veulent se positionner en Afrique. En tout cas, l’une des sociétés qui avait le regard braqué sur le road show de la Banque africaine de développement est «City Bus Transport».
Opérant dans le métier du transport urbain depuis la fin des années 1980, cette entreprise familiale «100% marocaine» a déjà participé, en 2012, au sommet «Africité» à Dakar (Sénégal). C’est là que ses dirigeants avaient rencontré des partenaires intéressés par la coopération Sud-Sud. La rencontre de la ville ocre les a rapprochés davantage avec «les futurs associés». «Nous nous inscrivons dans les orientations du Royaume et nous nous installerons dès 2014 en Afrique», affirme Ali Motae, PDG de City Bus Transport. «Nous sommes en négociation avec des opérateurs au Sénégal, Gabon, Mali et Côte d’Ivoire pour créer de nouvelles filiales».
Tentés par l’investissement en Afrique, les responsables de City Bus gèrent actuellement le secteur du transport urbain dans quatre villes marocaines via quatre sociétés distinctes (City Bus Meknès, City Bus Fès, Karama Bus Kénitra, et Vitalis Tétouan). A noter que leur groupe avait démarré son activité à Rabat avec une expérience sur quelques lignes. «Appelée à l’époque Hassan Bus, la société devient City Bus en 2005. Elle décide alors de conquérir d’autres villes. Ses dirigeants soumissionnent pour la gestion du transport urbain de Meknès et région en monopole. C’est le premier grand marché qu’ils remportaient suite à un appel d’offres international. «Nous avons remporté cette concession en proposant des tarifications à partir de 2,7 DH, l’exploitation de 28 lignes urbaines et périurbaines et un parc contractuel de départ de l’ordre de 73 bus. En 8 ans, quelque 210 bus sont acquis, dont 145 sont actuellement en circulation»», souligne Motae.
Le programme d’investissement contractuel de City Bus Meknès prévoit 320 millions de DH et s’étale sur 15 ans (2005-2020), avec la possibilité de renouvellement pour une durée de 7 ans (2027). Avec un parc circulant d’une moyenne d’âge de 2 ans et demi, la société dit avoir honoré tous ses engagements en exploitant l’ensemble des lignes, en installant des machines de billetterie électronique et même une vidéosurveillance pour veiller sur la sécurité des voyageurs. «Nous avons opté pour plusieurs tarifs (de 1 à 3 DH) en milieu urbain en fonction du trajet utilisé par l’usager, ce qui est considéré comme une première à l’échelle nationale», explique le PDG.
Avec des propositions tarifaires similaires et un programme d’investissement de plus de 430 millions de DH, sa société a remporté le marché de Fès en août 2012. Elle a aussi gagné la ville de Kénitra et tout récemment Tétouan. Pour ces deux nouveaux contrats, les programmes d’exploitation prévoient près de 300 millions de DH d’investissement. Engagé dans la dynamique du groupe, Motae avoue que «le secteur du transport urbain est porteur». «Autrement, nous n’aurions pas investi et encouragé d’autres à en faire autant». D’un capital de 85 millions de DH, City Bus transport s’ouvrira bientôt à la participation des institutionnels et plus tard une entrée en Bourse.
«A ce titre, il faut d’abord que toutes nos filiales aient atteint la maturité et honoré la totalité de leurs engagements contractuels», conclut Motae.

Secteur difficile à gérer

Historiquement, le Maroc est passé par plusieurs étapes dans le transport public. D’abord, le pays a vu la création des régies publiques dans les années 1970, ensuite le secteur a été ouvert au privé pour contrecarrer les défaillances que connaissaient les régies de Rabat et de Casablanca au milieu des années 1980. C’est à ce moment là que les sociétés privées ont vu le jour. Elles se chargeaient, à plusieurs, de la gestion du transport dans chaque ville. En 1999, le ministère de l’Intérieur a opté pour la gestion déléguée en monopole. Gestion qui profite aujourd’hui à une dizaine de sociétés. Ceci étant, l’expérience de certains grands groupes internationaux au Maroc a montré que ce secteur est très difficile à gérer et le montre encore aujourd’hui. C’est le cas la société «M’dina bus» à Casablanca qui a reçu une aide de l’Etat de près de 520 millions de DH pour éviter la faillite. Idem pour Veolia qui a exploité le service pendant 2 ans à Rabat et a fini par l’abandonner pour des problèmes de gestion.

De notre correspondant,
Youness SAAD ALAMI

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