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Economie

Un diagnostic de la Banque mondiale
Les plaies économiques du monde arabe

Par L'Economiste | Edition N°:4047 Le 06/06/2013 | Partager
Accès au financement, réglementation du travail et bureaucratie
Investissements importants dans l’éducation, mais la qualité ne suit pas

Selon la Banque mondiale, l’approche des ‘‘compétences au service de l’emploi et de la productivité’’  (STEP) offre un moyen pour penser le développement des compétences comme une aide à la création de plus d’emplois et plus de productivité. Les pays du monde arabe ont intérêt à mener des réformes dans plusieurs domaines clés: améliorer l’enseignement de base, augmenter les liens éducation-emploi, et réorienter le système d’enseignement supérieur davantage vers les sciences et l’ingénierie plutôt que les sciences sociales et humaines

La connaissance et l’innovation… c’est le modèle de croissance recommandé par la Banque mondiale et le Centre pour l’intégration en Méditerranée aux pays du monde arabe dont le défi principal est de créer un grand nombre d’emplois qualifiés. 
Dans un rapport publié mercredi 5 juin, l’institution internationale liste les mesures prises par les différents pays, dont le Maroc qui a mis en place plusieurs stratégies sectorielles, en les incitant à intensifier les efforts pour stimuler la croissance et améliorer la compétitivité.  Car c’est le moyen de générer des emplois productifs nécessaires à l’insertion des populations et en particulier les jeunes dans l’économie.
Les réformes devraient se concentrer en particulier sur les piliers de l’économie de la connaissance dont l’amélioration de l’environnement des affaires et de la gouvernance ainsi que le système éducatif et de formation. 
L’amélioration du climat des affaires permettra de stimuler la création d’entreprises  et d’attirer les investissements étrangers favorisant ainsi la croissance et la compétitivité. Un effort a été réalisé au cours des dernières années par plusieurs pays et se manifeste dans le classement Doing Business, mais le printemps arabe a ralenti le processus. La région se caractérise surtout par l’un des taux les plus bas de création d’entreprises dans le monde.
Trois facteurs impactent négativement l’environnement des affaires: l’accès au financement, une réglementation du travail restrictive et une bureaucratie inefficace. Pour cela, les experts de la Banque mondiale insistent sur la nécessité de supprimer les réglementations qui étouffent les initiatives et les privilèges injustifiés des groupes proches des pouvoirs en place. Il est également jugé vital d’éliminer les disparités entre les agents économiques en augmentant la concurrence des banques pour l’accord des crédits aux entreprises. «L’accroissement des sources de financement, y compris la finance islamique, résoudrait une partie de l’équation», note le rapport.
L’investissement étranger pourrait être facilité via l’élargissement des circuits commerciaux, la réduction des barrières douanières et la facilitation des échanges de technologie. Les plateformes logistiques doivent être améliorées et développées comme c’est le cas du Maroc avec TangerMed.  «Ces zones sont justifiées si elles stimulent l’économie locale grâce à la création de liens de sous-traitance et aux retombées sur les entreprises environnantes», souligne le document.
Par rapport au marché du travail, le constat dressé est qu’une partie importante de la population ne participe pas à une activité économique ou en tire peu de profit. Et ce, en raison du faible nombre d’emplois à haute valeur ajoutée disponibles. De plus, la rigidité des marchés du travail est telle qu’elle perpétue une situation «injuste» entre ceux qui sont dedans  et ceux qui sont dehors, soit les personnes déconnectées des réseaux et celles qui sont employées dans l’informel. Cette rigidité maintient aussi les lacunes de compétence et de savoir-faire au sein de l’économie empêchant ainsi les pays de tirer profit des efforts dans l’économie de la connaissance. Pour les experts de l’institution, les obstacles à l’amélioration des marchés du travail ne disparaîtront pas du jour au lendemain car ils proviennent d’un environnement réglementaire qui renforce le statu quo. Le marché du travail est également affecté par la protection de l’emploi rigide ainsi que des systèmes d’éducation inadaptés basés sur le statut plutôt que les résultats.
Aujourd’hui, même si les pays arabes ont investi une part importante de leur PIB dans l’éducation, les résultats en termes de qualité n’ont pas été atteints. Les tests internationaux sur les acquis révèlent que les étudiants dans les pays arabes demeurent à la traîne dans l’acquisition des connaissances de base. Ce qui renvoie à la qualité de l’apprentissage encore en dessous du niveau escompté.
La Banque mondiale recommande de réformer le système éducatif dans son ensemble afin que l’éducation soit plus étroitement liée à l’emploi. Un lien qui doit être forgé dès le développement de la petite enfance et l’éducation de base avant de passer à l’enseignement secondaire et supérieur. Ce dernier «dispense les compétences fondamentales requises pour une pensée créative et critique». L’élaboration d’un système efficace d’apprentissage tout au long de la vie est également conseillée.

Pourquoi l’innovation?

L’innovation est importante puisqu’elle stimule et renouvelle les bases productives des économies et des sociétés. Mais les pays arabes sont à la traîne. L’effort d’innovation y est relativement modeste et la R&D est financée en grande partie par l’Etat et non par le secteur privé. Face à ce constat, la Banque mondiale recommande aux décideurs de soutenir les innovateurs et d’adapter les structures de recherche en les mettant au service de l’économie. Elle est également favorable au renforcement des liens entre l’université et l’entreprise. Et aussi à la meilleure façon de tirer profit des connaissances mondiales.

Khadija MASMOUDI

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