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Entreprise Internationale

Apple, Nike, GE…
Héros aux Etats-Unis et dans les paradis fiscaux

Par L'Economiste | Edition N°:4047 Le 06/06/2013 | Partager

Nike, Dell, Microsoft, American Express, Walt Disney, Apple,… ne sont pas que des héros de l’industrie et du savoir-faire américains. Ces multinationales sont aussi des champions en matière d’optimisation fiscale. Elles jouent sur leur dimension internationale et la diversité des règles des pays où elles sont implantées pour n’être, au final, nulle part et échapper au maximum à l’impôt.
C’est la conclusion à laquelle est arrivée une étude publiée par «Citizens for Tax Justice», un think-tank spécialisé dans les questions fiscales qui a décrypté les rapports financiers des 500 plus grands groupes américains. La conclusion est sans équivoque: très peu de ces firmes paient d’impôt sur leurs bénéfices mondiaux.
General Electric disposent des filiales aux Bahamas, en Irlande et à Singapour, trois paradis fiscaux parmi les plus réputés de la planète. Merck dispose de 14 filiales aux Bermudes. Le groupe pharmaceutique Pfizer est lui présent aux îles Caïman et à Jersey. Et ce n’est pas le potentiel de ventes des médicaments qui l’y a attiré, mais le taux faible d’imposition.
Dans un pays où le civisme fiscal est synonyme d’attachement au drapeau, ce rapport fait grand bruit. Il est du plus mauvais effet dans l’opinion juste 15 jours après qu’Apple a été accusé au Sénat d’évasion fiscale et à un moment où il est demandé à tout le monde de faire des efforts.
Les mea culpa ont déjà commencé à tomber. La quasi-totalité d’entre elles font ce choix. Gap, Oracle, JP Morgan, Ford,… ont reconnu localiser partiellement leur bénéfice dans des pays à fiscalité réduite.
Leurs profits atteignent, en cumulé, 454 milliards de dollars. S’ils étaient rapatriés aux Etats-Unis, ils seraient taxés à 35%, déduction faite des impôts déjà payés à l’étranger. Dans leur rapport financier, les entreprises américaines sont tenues de préciser le montant d’impôt qu’elles paieraient si leurs profits étaient rapatriés aux Etats-Unis.
Au total, l’impôt que les 55 premiers groupes devraient payer si leur profit était rapatrié aux Etats-Unis s’élèverait donc à 128 milliards de dollars.
A. S.

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