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Culture

Cinéma
Les recommandations du Livre blanc

Par L'Economiste | Edition N°:4045 Le 04/06/2013 | Partager
Le document favorable au renforcement du rôle de l’Etat
Et cela via des subventions et investissements
Pas d’industrie cinématographique nationale sans la lutte contre le piratage

Le Livre blanc du cinéma, présenté vendredi dernier à Rabat, a pointé la faiblesse de la production nationale. Les subventions et investissements de l’Etat et du secteur public permettront de corriger cette tendance. Toutefois, leur utilisation devra se faire sur la base de la transparence et la reddition des comptes

Le tant attendu Livre blanc du cinéma est fin prêt. Ce document, qui comporte un état des lieux de chacune des problématiques discutées lors des Assises d’octobre dernier, a été présenté vendredi dernier à Rabat. Son élaboration aura mobilisé, pendant huit mois, fonctionnaires du ministère de la Communication, producteurs, distributeurs et acteurs. Il fallait «concevoir une vision commune à même de faire émerger une industrie cinématographique nationale», a souligné Mustapha El Khalfi, ministre de la Communication, en guise d’introduction.
En fait, cette approche participative a été adoptée en réponse aux recommandations de la lettre royale adressée aux participants aux Assises. Le Souverain avait appelé le gouvernement à se mobiliser pour mettre en œuvre une démarche participative à l’égard des professionnels du secteur en restant constamment attentif à leurs attentes.  
En tout cas, le Livre blanc qui servira à élaborer une politique, publique basée sur un modèle approprié de production cinématographique, comporte 6 volets. Le premier concerne la production cinématographique qui demeure modeste. Pour inverser la tendance, la commission qui a préparé ce document veut que l’Etat subventionne et investisse davantage dans cette filière. Le secteur privé est également appelé à y contribuer. Mais l’utilisation de ces subventions devra être basée sur la transparence et la reddition des comptes. Abdallah Saâf, président de la Commission, a d’ailleurs insisté sur l’évaluation rationnelle de la rentabilité.
Le 2e volet a trait aux questions relatives à la formation et à la situation financière des professionnels du secteur. La commission a passé au crible les dysfonctionnements concernant la gestion des ressources humaines. Elle a en effet relevé une certaine tendance au recrutement de personnes non qualifiées et l’insuffisance de la formation continue. L’absence de protection sociale assombrit le tableau. Plusieurs acteurs marocains ont été confrontés à une situation financière critique ne leur permettant pas de couvrir les frais médicaux. De multiples interventions du Souverain leur ont permis de régler leurs problèmes de santé.
Pour combler ces lacunes, la commission a insisté sur la réorganisation et la réglementation des métiers du 7e Art. L’idée est d’identifier les besoins en compétences et les perspectives d’évolution de carrière pour définir clairement les droits de cette catégorie et lui garantir une protection sociale.
Dans le 3e volet, la commission s’est attardée sur un domaine où l’anarchie règne, à savoir  l’exploitation et la distribution cinématographique. Elle a rappelé en effet les défis auxquels cette filière fait face, en l’occurrence la fermeture des salles de cinéma, la baisse des investissements et l’augmentation du prix du ticket suite à l’instauration de la TVA dans ce secteur.
Le 4e volet de ce document porte sur la protection des droits d’auteur. «Des droits qui ne pourront être préservés qu’à travers une lutte contre le piratage», a souligné Abdallah Saâf. L’ancien ministre de l’Education nationale a insisté sur la nécessité de mettre en place un dispositif anti-piratage et de renforcer les prérogatives du Bureau marocain des droits d’auteur qui devra bientôt s’ériger en établissement public.
S’agissant du 5e volet du Livre blanc, il traite du rayonnement de la production nationale. Pour la commission, il s’agit de la promotion des festivals, le réaménagement des clubs de cinéma et le renforcement du rôle de critique de cinéma qui permettront d’atteindre ce rayonnement national. Le dernier volet se rapporte aux aspects institutionnels et juridiques de la réforme du cinéma. La commission exige l’élaboration d’un code déontologique pour mieux encadrer la profession. Elle a également appelé à l’implémentation de la Constitution de 2011 qui prévoit l’institution d’un Conseil supérieur de la culture ou d’une commission des langues et des cultures.


Hajar BENEZHA

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