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Economie

A défaut d’un plan anticrise, des mesurettes

Par L'Economiste | Edition N°:4045 Le 04/06/2013 | Partager
Le CMC prévoit une dégradation accentuée des finances publiques en 2013
La coupe budgétaire, c’est moins de recettes pour le Trésor

Incertitudes, primauté du politique sur l’économique… Dans sa dernière livraison, le Centre marocain de conjoncture (CMC) parle du nouveau cycle d’attentisme que traverse le Maroc. Il va jusqu’à comparer la situation actuelle à celle qui a prévalu au milieu des années quatre-vingt-dix: crise politique, crise économique et financière et une crise sociale marquée par l’aggravation du chômage… Pour autant le gouvernement ne met pas en place un plan anticrise cohérent, mais se limite à des «mesures éparpillée qui ne traduisent ni vision ni volonté d’aller jusqu’au bout en dégageant des perspectives plus rassurantes».
Le CMC affirme que la machine économique s’essouffle à travers un certain nombre d’indicateurs qui sont au rouge. Au premier trimestre 2013, les finances publiques se sont détériorées. Une situation qui a nécessité le recours en mai à un nouvel emprunt de 750 millions de dollars.
A fin mars, le besoin de financement de l’économie  s’est aggravé de plus de 161% comparativement à la même période que l’année dernière. Il a dépassé 28 milliards de dirhams sous l’effet de baisse des recettes alors que les dépenses ordinaires ont connu une hausse importante en particulier celles liées au fonctionnement. Les impôts directs ont reculé de 12% en raison notamment de la diminution de 21% des recettes de l’IS. Ce qui est attribué à l’atonie de la conjoncture depuis 2011.
Les droits de douane sont également à moins 22% en raison notamment du démantèlement tarifaire sur la totalité des produits industriels importés de l’Union européenne. A l’exception de la TVA intérieure et des droits d’enregistrement et de timbres, toutes des recettes sont en baisse. 
Selon, les économistes du CMC, cette baisse des recettes de l’Etat devrait s’accentuer en raison de la coupe dans le budget d’investissement de l’Etat de 25%. «Cette décision du gouvernement vient réduire un volume d’investissement qui est déjà limité. Or, moins d’investissements aujourd’hui signifie moins de richesses demain et probablement moins de recettes pour le Trésor public», souligne le CMC. Le profil des comptes de l’Etat pourrait connaître en 2013 une dégradation plus accentuée que celle enregistrée en 2012. L’année 2013 pourrait même être celle de la fin du sursis de la politique publique conduite depuis 2011!
Dans ce schéma peu optimiste, le BTP, secteur connu pour être un grand pourvoyeur d’emplois, pourrait connaître un retournement de tendance. Plusieurs indicateurs l’annoncent: chute de la consommation du ciment, recul de la production et des logements mis en chantier alors que les crédits alloués aux ménages et aux promoteurs immobiliers ont vu leur rythme décélérer. Une morosité que le CMC met sur le compte de l’environnement économique mondial et national peu favorable au maintien de la dynamique observée avant 2008.

Hausse de la valeur ajoutée agricole

Le secteur agricole tire son épingle du jeu puisque la production agricole devrait s’accroître. Au premier trimestre 2013, la valeur ajoutée agricole aurait progressée de 16,4% grâce à une récolte record de 97 millions de quintaux. Celle-ci est en hausse de 13% par rapport à l’année dernière. Une relance importante de la croissance économique et des activités annexes à ce secteur est donc attendue. C’est le cas en particulier pour l’agro-industrie qui compte 26% de l’ensemble des unités industrielles existantes. La valeur de la production agricole transformée représente également 53% de la valeur totale des industries de transformation.

K. M. 

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