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Economie

Comptes nationaux: Tout ralentit sauf l’impôt

Par L'Economiste | Edition N°:4045 Le 04/06/2013 | Partager
Pas de contribution des échanges à la croissance
La détérioration du financement de l’économie se poursuit

A prix courants, le PIB a augmenté de 3,2%. Une hausse qui s’explique par la baisse de la valeur ajoutée agricole de 8,9% et l’augmentation de 4,4% de celle des autres secteurs. Cependant, les impôts nets des subventions ont doublé

L’économie nationale a pratiquement tourné au ralenti en 2012. Le taux de croissance réalisé, 2,7%, représente la moitié de celui réalisé en 2011 d’après les dernières données du Haut commissariat au plan. Deux facteurs sont mis en avant, la mauvaise campagne agricole et la récession en zone euro, principal partenaire du Maroc. La contribution des échanges commerciaux à la croissance a été quasiment nulle en 2012 alors que la valeur ajoutée agricole s’est dépréciée de 8,9% la même année. Mais la tendance pourrait être quelque peu inversée cette année compte tenu de la production céréalière dont le niveau atteindrait 97 millions de quintaux. Sur une hypothèse de 70 millions de quintaux de céréales, le HCP avait prévu un taux de croissance de 5,4% en 2013 dans le cadre de son budget économique prévisionnel. La prévision tiendrait-elle la route après la coupe de 15 milliards dans le budget d’investissement et la dégradation des capacités de financement de l’économie? Rien ne renforce pour le moment  l’affirmatif.
En attendant, les chiffres provisoires des comptes nationaux en 2012 font état d’un net ralentissement de la croissance que les secteurs hors agriculture ont peu compensé. A prix courants, le PIB a augmenté de 3,2%, induisant une hausse du niveau général du prix implicite de 0,5%. Situation qui résulte de la baisse de la valeur ajoutée agricole, d’une hausse de 4,4 au lieu de 5,2% en 2011 de celle des autres secteurs et du dédoublement des impôts nets des subventions : 5,2 contre 2,7% en 2011.
En revanche, les composantes de la demande finale se sont globalement inscrites à la hausse. La consommation des ménages a augmenté de 3,6% en volume après 7,4% en 2011, contribuant ainsi pour 2,1 points à la croissance du PIB. Celle des administrations publiques a, de son côté, enregistré un accroissement plus important, passant de 4,6% en 2011 à 7,9% en 2012, affichant une contribution à la croissance de 1,4 point en 2012 au lieu de 0,8 point en 2011. Au total, la contribution de la demande finale intérieure à la croissance est passée de 6,5 points en 2011 à 2,7 points en 2012. La même tendance à la baisse a affecté la contribution des échanges commerciaux à la croissance économique qui, après avoir retranché 1,5 point de PIB en 2011, elle s’est établie à 0% en 2012. 
Dans ces conditions, le revenu national brut disponible s’est chiffré à près de 863 milliards de dirhams, en augmentation de 2,3% par rapport à 2011. Hausse qui résulte de l’appréciation du PIB à prix courants et du recul des transferts nets de l’extérieur de 3%. Ce qui a accentué la détérioration du financement de l’économie: 10% du PIB en 2012 au lieu de 8% l’année précédente.


A.G

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