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Evénement

Maroc-Turquie
Pourquoi la CGEM boycotte

Par L'Economiste | Edition N°:4045 Le 04/06/2013 | Partager
Le patronat dénonce un problème de mauvaise coordination
Il s’oppose à l’élargissement de l’accord agricole

IL y a manifestement fausse note dans l’organisation de la visite officielle au Maroc du Premier ministre turc, Tayyip Erdogan. D’abord le timing. Car, au-delà des relations politiques, nouvellement instituées à la faveur de l’arrivée au pouvoir du PJD de Abdelilah Benkirane, nos relations avec la Turquie sont éminemment économiques. Preuve que cette visite est placée dans le cadre des rencontres économiques.
Or, la CGEM n’a été mise au courant de cette visite que le mercredi 29 mai, soit 48 heures (jours ouvrés) avant le début de la visite, lundi 3 juin. Entre temps, les hasards du calendrier font aussi que la présidente du patronat, Miriem Bensalah, est absente du Maroc. Tout compte fait, on est face à des problématiques de coordination plutôt maroco-marocaines, entre le gouvernement et le secteur privé, donc la CGEM. Pour cela, et surtout pour ne pas éclabousser nos hôtes du jour, le coup de gueule du patronat est contenu. L’essentiel, dit-on, est de ne pas donner l’impression à la délégation turque que c’est à elle que la CGEM en veut. Même si, par ailleurs, des questionnements, et beaucoup de questionnements, restent en suspens notamment les accords de libre-échange (ALE) et certaines pratiques commerciales des Turcs, fréquemment dénoncées par les différents rapports des examens des politiques commerciales, prescrits dans les Accords de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
Pour toutes ces pratiques, la CGEM et les professionnels du monde agricole s’opposent à toute éventualité d’élargissement du volet agricole de l’ALE avec la Turquie, en bonne place dans l’agenda de la visite d’Erdogan. Pour autant, personne, encore moins le patronat, ne reproche quoi que ce soit à qui que ce soit. Pour le président de la commission ALE à la CGEM, Younes Zrikem, «il est juste regrettable qu’un tel événement n’ait pas été préparé avec la rigueur et la concertation nécessaires en amont». Car, au regard des enjeux industriels et commerciaux, «le Maroc aurait dû saisir cette occasion pour discuter, dans le fond, des problèmes économiques réels que pose l’accord de libre-échange avec la Turquie», entré en vigueur depuis 2006. Pour Zrikem, cette rencontre pouvait permettre de trouver des opportunités de développement conjoint et mieux équilibré entre les deux pays. Un sérieux problème donc de timing dont la conséquence pour le patronat est son incapacité, devant le fait accompli, de mettre en place un format correspondant (ou de même gabarit) aux rencontres économiques à succès Maroc-France ou Maroc-Espagne. En clair, des rencontres économiques dignes de ce nom, au lieu des B to B qui laissent croire que l’on est face à une foire commerciale. Le format qu’aurait choisi (ou accepté le gouvernement, sans être acteur économique dans ce cas de figure) voudrait dire qu’il s’agit là d’entreprises turques venant vendre leurs produits. Or, c’est connu, ce n’est pas du tout la bonne manière de faire avec un partenaire stratégique comme la Turquie.
Voilà pourquoi la CGEM ne participe pas à cette rencontre économique entre le Maroc et un des pays partenaires. Une première dans l’histoire de la confédération patronale.

Pas question d’élargir le volet agricole!

LA CGEM boycotte les rencontres B to B Maroc-Turquie, mais rappelle sa ferme opposition ainsi que celle des agriculteurs à l’élargissement du volet agricole, au menu des discussions politiques. Jusqu’ici, les produits agricoles ont fait l’objet d’un échange de concessions tarifaires sous forme de réduction tarifaires dans le cadre de contingents. Le secteur agricole turc bénéficie de soutiens importants à l’export créant ainsi des distorsions au commerce, comme n’a de cesse de dénoncer l’OMC.

Bachir THIAM

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