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    Economie Internationale

    Les Etats-Unis relancent la guerre du schiste

    Par L'Economiste | Edition N°:4037 Le 23/05/2013 | Partager
    Les réserves US trois fois plus importantes qu’annoncé
    L’Agence internationale de l’énergie confirme la donne
    Des multinationales se positionnent

    L’énergie a occupé une bonne moitié des débats au sommet européen qui s’est tenu hier, 22 mai, à Bruxelles.  Les dirigeants devaient surtout chercher les solutions pour réduire la facture énergétique et assurer une production domestique continue.
    Sur ce point, les interventions ont tourné autour du gaz et du pétrole de schiste dont l’exploitation a donné un avantage aux industriels américains avec un prix du gaz très inférieur aux coûts européens, selon certains observateurs. Mais les pays européens sont divisés sur la question, certains redoutant même des retombées environnementales.
    Assisterions-nous à une onde de choc sur l’offre de pétrole mondiale? Il faut le croire après l’annonce par la Maison Blanche que les réserves américaines de gaz de schiste seraient trois fois plus importantes que prévu. La nouvelle donne est aussi confirmée par l’Agence internationale de l’énergie (AIE)  qui a réservé tout un rapport sur  l’exploitation du gaz de schiste aux Etats-Unis. Et vraisemblement, il faut s’attendre à un bouleversement du marché pétrolier mondial.
    La croissane de l’offre pétrolière mondiale menée par l’Amérique du Nord (supérieure à la hausse de la demande) devrait aider à calmer le marché pétrolier tendu depuis plusieurs années. Ainsi, la capacité de production de pétrole brut planétaire augmentera de 8,3 millions de barils par jour (mbj) entre 2012 et 2018 pour atteindre 103 millions de barils par jour. Parallèlement, la demande devrait augmenter de 6,9 à 96,68 millions de barils par jour. Selon l’AIE, la croissance des capacités de production proviendra pour 6 millions de barils par jour de pays hors Opep et pour 3,9 millions de barils par jour de l’Amérique du Nord. Ceci est rendu possible grâce à l’essor de l’extraction des réserves non conventionnelles de brut aux Etats-Unis. C’est le cas du pétrole de schiste ou les réservoirs de pétrole léger exploités notamment dans le Dakota, et des sables bitumineux dans l’ouest canadien. Leur production se développe depuis plusieurs années dans le sillage du gaz de schiste.
    Le défi est tel que les compagnies pétrolières cherchent à se positionner sur les gisements les plus prometteurs. C’est là aussi où les marchés des fusions-acquisitions battent leur plein avec un montant record des transactions atteignant 402 milliards de dollars, selon une étude réalisée par Ernst & Young et citée par les Echos France. C’est un gain énorme par rapport aux années précédentes:  337 milliards en 2011 et 393 milliards en 2010. Le cabinet mondial avait déjà consacré tout un rapport sur la contribution de l’Afrique à l’âge d’or du gaz. Grâce à un accès ouvert et à des conditions de location intéressantes, les ressources en pétrole et en gaz naturel de l’Afrique attirent toujours un large éventail d’investisseurs. Le rapport faisait référence à des petites concentrations de gaz de schiste identifiées dans l’ouest de l’Afrique du Nord, principalement au Maroc. Il précise aussi que certaines évaluations préliminaires ont été menées par les autorités marocaines, l’Onhym et certains forages d’exploration sont également prévus (cf. notre édition N° 3899 du 31/10/2012).


    F. Z. T.

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