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    Politique Internationale

    Le Mali prépare ses présidentielles

    Par L'Economiste | Edition N°:4036 Le 22/05/2013 | Partager
    Une nouvelle formation politique brigue le pouvoir
    Cédéao et médiation burki-nabaise veulent négocier avec les touaregs
    Le porte-parole d’Ansar Dine s’est rendu de lui-même

    Dioncounda Traoré, actuel président de transition malien, avait déclaré qu’il tiendrait les élections présidentielles avant fin juillet pour obtenir les financemetns internationaux dont son pays a besoin. Il a aussi promis de ne pas briguer de nouveau mandat, ni lui ni aucun membre de son gouvernement

    LES choses semblent rentrer dans l’ordre au Mali, lentement mais sûrement. Le pays se prépare aux élections présidentielles qui doivent se tenir le 28 juillet, dans le respect du délai «conseillé» par la communauté internationale. Pour commencer, Soumeylou Boubéye Maïga, ex ministre de la Défense, vient d’annoncer la création d’une nouvelle formation politique pour participer à ces élections. La Convergence des forces patriotiques (CFP) se dit «tout à fait disposée à jouer son rôle» pour surmonter «la crise du Nord-Mali», «construire un Mali nouveau», et engager les «mesures urgentes nécessaires».
    Mais avant d’en arriver aux candidats, la condition sine qua non pour la tenue des présidentielles, c’est la représentativité de tout le territoire, le nord compris. Le Kidal est donc stratégique, notamment en raison des attaques sporadiques des terroristes qui en ont été chassés par les forces franco-africaines. Mais il ne faut pas oublier les groupes armés touaregs (NDLR : Azwad) qui occupent encore la région, et spécialement le MNLA (Mouvement national de libération de l’Azwad) et le MIA (Mouvement islamique de l’Azwad).
    Pour permettre un scrutin représentatif de tous, qui ne marginalise pas les Touaregs, la médiation burkinabaise a décidé d’entrer en négociation avec ces deux mouvements, ainsi qu’avec MAA (Mouvement arabe de l’Azwad). La question n’est pas simple, mais les «groupes armés non terroristes» ont signé une déclaration en décembre 2012 garantissant le respect de «l’intégrité du territoire malien, le principe de laïcité, de rejet du terrorisme, et le principe d’accepter le redéploiement de l’administration d’Etat sur toute l’étendue du territoire». Pour faire avancer ce dossier, Tiébilé Dramé, émissaire du président malien de transition Dioncounda Traoré, récemment nommé conseiller spécial pour le Nord-Mali, est parti en début de semaine à la rencontre de Blaise Compraoré, président burkinabé. Ce dernier joue un rôle capital dans cette affaire, puisqu’il est aussi médiateur régional pour le compte de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao).
    Premier signe d’apaisement non négligeable dans la région, Senda Ould Boumama, porte parole mauritanien d’Ansar Dine (groupe djihadiste qui avait fait des ravages au Nord-Mali), s’est rendu en fin de semaine dernière aux forces armées mauritaniennes sur la frontière avec le Mali.


    Rime AIT EL HAJ

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