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    Politique Internationale

    Algérie: Mystère autour de l’état de santé du Président

    Par L'Economiste | Edition N°:4035 Le 21/05/2013 | Partager
    Presse : deux journaux censurés pour avoir émis la théorie du «coma»
    Grève des médecins et des pilotes : l’après Bouteflika en préparation?

    L’état de santé d’Abdelaziz Bouteflika, président de l’Algérie est au cœur d’une mini crise. Trois semaines après la nouvelle de son hospitalisation au Val-de-Grâce pour un «accident ischémique transitoire sans séquelles», l’omerta qui entoure l’évolution de la santé du président soulève des questions. Ainsi, peu après l’annonce officielle de sa maladie, qui est en soi un fait rare, plus aucune information n’a filtré. Est-il encore à Paris, est-il au repos dans sa résidence secondaire à El Biar ? Dans la presse algérienne, chacun y va de sa théorie, mais sans s’aventurer outre mesure. Et pour cause, deux journaux, «Mon journal» et «Djaridati», appartenant à Aboud Hichem, ont été censurés pour avoir parlé de la possibilité d’un «coma profond». Le pouvoir, lui, nie en bloc. Le ministère de la Communication déclare que «c’est le directeur de ces publications qui a initialement accepté de renoncer à leur impression après les observations qui lui ont été faites sur le non-respect de l’article 92 de la loi organique relative à l’information», qui stipule notamment que le journaliste «doit notamment respecter les attributs et les symboles de l’Etat».
    Censure franche ou détournée, le fait est que la santé du président algérien alimente toujours les rumeurs et les conjonctures. Mais il semblerait que cette fois, les Algériens ne sont pas terrorisés en son absence. Contrairement à l’hospitalisation de 2005 toujours prolongée du chef de l’Etat au Val-De-Grâce, qui avait tenu l’Algérie en haleine, aujourd’hui l’absence semble être un prétexte tout trouvé pour préparer l’«après Bouteflika». Trois syndicats de médecins du secteur public ont lancé une grève sous le slogan de «Val-de-Grâce pour tous», pour réclamer des conditions de travail comme celles de leurs homologues français. Impensable aussi lors de la dernière hospitalisation de Bouteflika, les pilotes d’Air Algérie se sont aussi mis en grève, isolant ainsi l’Algérie du reste du monde.
    Pour l’instant, il n’est pas question d’appliquer l’article 88 qui concerne «l’empêchement du président». Bouteflika a déjà disparu pendant des semaines, laissant courir les rumeurs sur sa propre mort, avant de réapparaitre en pleine forme. Pour autant, son avenir politique semble plus compromis que jamais. Ses chances de remporter un quatrième mandat s’amenuisent de jour en jour. Pour autant, l’armée, principal décideur politique en Algérie, ne s’est pas encore prononcée sur le sujet.


    Rime AIT EL HAJ

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