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Economie Internationale

Inégalités des revenus: La crise creuse le fossé

Par L'Economiste | Edition N°:4034 Le 20/05/2013 | Partager
10% de ménages les plus aisés ont moins souffert que les 10% les plus pauvres
La politique budgétaire, l’un des meilleurs outils pour diminuer les inégalités

Les inégalités, mesurées par le coefficient de Gini sur le revenu disponible des ménages en 2010, passent du simple au double entre l’Islande et le Chili. Elles restent importantes dans tous les pays de l’OCDE, où ce coefficient dépasse 0,3 point

LES riches s’enrichissent et les pauvres s’appauvrissent. Cet adage, qui résume l’un des effets pervers les plus importants du capitalisme, est d’autant plus vrai depuis la crise. Conséquence directe : les inégalités se creusent davantage. Entre 2007 et 2010, l’écart a augmenté plus que sur les 12 années pré-crise. Selon le dernier rapport de l’OCDE, publié le 15 mai, «le revenu des 10% d’individus les plus riches des pays de l’OCDE était 9,5 fois supérieur à celui des 10% les plus pauvres en 2010, contre 9 fois en 2007». Concomitamment, ce rapport stipule que  les 10% de ménages les plus aisés ont moins souffert de la crise que les 10% les plus pauvres, dans 21 pays sur les 33 pour lesquels les données sont disponibles. Le monde a aussi vu une translation de sa tranche la plus vulnérable. Il ne s’agit désormais plus des personnes âgées, mais plus des enfants et des jeunes. Entre 2007 et 2010, la pauvreté infantile a augmenté dans 16 pays de l’OCDE. Les hausses dépassent parfois les 2 points. Généralement, le taux de pauvreté chez les enfants est passé pendant ces quatre ans de 13 à 14% dans les pays de l’Organisation, et de 12 à 14% pour les jeunes. Parallèlement, et pour la même période, la pauvreté des personnes âgés a reculé. Elle a reculé de 15% à 12%. Ceci dit, les analystes de l’OCDE ont plaidé pour «la nécessité impérieuse» d’établir des politiques qui favorisent l’équité, l’efficacité et l’inclusivité. Un discours qui va dans le même sens que le discours de Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), qui s’est exprimée sur le sujet à l’occasion de la réunion annuelle du Comité de Bretton Woods le 15 mai.
Lagarde, qui a salué les avancées des «objectifs du millénaire», a surtout mis l’accent sur trois axes permettant de faire face à cette montée des inégalités. Il s’agit tout d’abord de retrouver une stabilité économique. Pour cela, le FMI doit pouvoir mieux prévenir et appréhender les crises, et les pays concernés ont tout intérêt à mettre en place des politiques axées notamment sur l’emploi. Aujourd’hui, précise Lagarde, «200 millions de personnes sont toujours au chômage. Les coûts économiques et humains sont immenses».
Mais retrouver la croissance ne suffit pas. D’autant plus qu’«il faut de 6 à 12 ans aux pays en développement pour revenir aux niveaux de PIB par habitant d’avant-crise». Les pays développés ne sont pas en reste (à titre d’exemple, le revenu par habitant aux USA est  inférieur de 9% à ce qu’il aurait pu être sans la crise). La croissance doit être accompagnée d’équité, autant pour des raisons humaines qu’économiques. Humainement, il est affligeant de voir que les «0,5% des plus riches détiennent plus de 35% de la richesse mondiale». Economiquement, le coût des politiques non équitables se ressent sur le long terme, et la croissance, aussi forte soit-elle, ne peut que s’éroder si elle ne profite pas à tous.
Finalement, Christine Lagarde propose d’orienter les politiques budgétaires dans ce sens, en réduisant les exonérations, qui peuvent profiter jusqu’à 10 fois plus aux riches qu’aux pauvres, de fournir des services publics de qualité, et d’augmenter les dépenses sociales.


Rime AIT EL HAJ

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