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Dette privée
Les établissements de crédit moins actifs

Par L'Economiste | Edition N°:4029 Le 13/05/2013 | Partager
Les émissions ont reculé à fin avril
Taux moins attractifs, importante rentrée de devises… expliquent cette situation

ALORS que l’activité du crédit continue à décélérer, les levées de fonds sur le marché de la dette privée (hors obligations privées) ne sont guère plus dynamiques. Après les quatre premiers mois de l’année, les émissions de titres de créances négociables ont totalisé 14,7 milliards de DH contre 15,4 milliards de DH à la même période en 2012 et 20,2 milliards de DH en 2011. Le recul des émissions est essentiellement imputable à la baisse des opérations des établissements de crédits. Les banques ont émis 11 milliards de DH de certificats de dépôts (CD) à fin avril en baisse de 1,2 milliard de DH sur un an et 6 milliards de DH par rapport à 2011. La diminution des opérations des banques sur ce compartiment a plusieurs explications. Le coût de cette ressource est moins attractif que par le passé. Les taux exigés pour les CD de moins d’une année ont pratiquement augmenté de 50 points de base (0,5 point de pourcentage) par rapport à 2011 pour s’établir dans une fourchette de 3,9 à 4,5%. Or, les banques peuvent recourir à la monnaie centrale à un taux de 3%. D’un autre côté, les rentrées de devises suite à la cession par SNI de certaines de ses participations ont en partie renfloué le système. Plus de 1,1 milliard de dollars l’équivalent de 10 milliards de DH ont été mobilisés pour les cessions de Centrale Laitière, Cosumar et Bimo. De plus, la faiblesse de l’activité du crédit n’est pas propice à des levées tous azimuts. Les sociétés de financement, elles, étaient pratiquement absentes du marché sur les quatre premiers mois de l’année. Elles n’ont mobilisé que 40 millions de DH de bons homonymes contre 1 milliard de DH l’année dernière et 1,6 milliard de DH en 2011.
Les entreprises non financières ont par contre accentué leurs interventions. Elles ont émis 3,8 milliards de DH de billets de trésorerie soit 1,6 milliard de DH de plus que l’année dernière et 2,2 milliards comparé à 2011.
Le Trésor est, lui, très actif sur le marché financier depuis le début de l’année. Il a levé un montant total de 46 milliards de DH en hausse de 40% sur un an. Les émissions ont principalement portées sur les maturités courtes. Cela laisse supposer que «l’Etat manque de visibilité sur ses réels besoins de financement», relèvent les analystes d’Attijari Intermédiation. L’appétit du Trésor s’est traduit par une importante hausse des taux. Les plus importantes hausses ont été enregistrées sur les maturités de 13, 26 et 52 semaines et sur le 15 ans. Au terme du premier trimestre, les taux ont augmenté de 55 points de base (0,55 point) sur le 13 semaines par rapport à fin 2012. La hausse est de 50 pb sur le 26 semaines et 40 pb sur le 52 semaines. Elle atteint 62 pb sur la maturité 15 ans. Pour les investisseurs, l’affaire semble juteuse. «L’écart entre les rendements obligataires et ceux du marché interbancaire se situe aujourd’hui à un niveau historique», estiment les analystes de MSIN.

L’Etat manque de visibilité
sur ses réels besoins
de financement

F. Fa.

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