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    Culture

    Ben Brahim, l’enfant terrible du cinéma

    Par L'Economiste | Edition N°:4027 Le 09/05/2013 | Partager
    Il tire sa révérence à l’âge de 64 ans après une longue maladie
    Le public l’a découvert plus largement dans «Casanegra»

    Ben Brahim, surnommé «Hab Rman» (grains de grenade), ne voulait jamais baisser les bras, malgré les complications de sa maladie. Aveugle, il continuait tout de même à incarner plusieurs personnages

    Mohamed Ben Brahim, l’enfant terrible de la comédie marocaine, quitte la scène. Le monde artistique a été bouleversé, hier mercredi, par le décès de cette figure emblématique de la scène culturelle marocaine.  Ben Brahim, inhumé à Bir Jdid, s’est éteint à l’âge de 64 ans à l’hôpital Cheikh Zayed à Rabat des suites d’une longue maladie. Les complications du diabète l’avaient fortement affaibli. L’artiste souffrait d’un état de santé dégradé. Il a même perdu la vue en 2011. Mais courageux, il s’était battu jusqu’au bout. Malgré sa cécité et sa fragilité ces dernières années, Ben Brahim, surnommé «Hab Rman» (grains de grenade), ne voulait jamais baisser les bras. «Beaucoup de personnes me soutiennent et me font confiance alors que j’ai perdu la vue. C’est le cas, par exemple, de la réalisatrice Fatima Boubekdi, la première femme avec laquelle j’ai travaillé dans la série Hdidane», avait indiqué à L’Economiste Mohamed Ben Brahim dans un entretien (voir notre édition du 11/08/2011). Une autre femme -Jihane El Bahar- l’avait aussi encouragé, malgré ses ennuis de santé, en lui accordant un rôle dans le téléfilm «Hamra w Khadra» (diffusé en 2011).
    Grâce à son humour et son professionnalisme, cet acteur a pu conquérir les cœurs des Marocains. Le public le découvre plus largement en 2007 dans le film «Casanegra» de Noureddine Lkhmari où il incarne le personnage de «Zrirek». On se souvient aussi de ses participations dans «Les Casablancais, 1998» de Abdelkader Lagtaâ, «Elle est diabétique et hypertendue et elle refuse (toujours) de crever de 1999 et 2005» de Hakim Noury, «Rêves ardents, 2011» de Hakim Belabbès, «Majid, 2011» de Nassim Abassi et «Road to Kabul, 2012» de Brahim Chkiri.  Né en 1949 à Casablanca, plus précisément à Derb Soltane, c’est au théâtre que Ben Brahim a commencé, dès son jeune âge, son parcours artistique. Sa rencontre en 1970 avec le grand artiste, Abdelkader El Badaoui, lui a permis d’apprendre et de développer son potentiel. Il a, par la suite, constitué sa propre troupe baptisée «Massrah El Basma». Pour son apprentissage, il répétait beaucoup de pièces de théâtre classiques comme «Hamlet» ou encore «Les ruses de Jouha». Notre «Zrirek» national a aussi travaillé avec l’artiste Mohamed Saïd Afifi, directeur, dans les années 1970, du théâtre municipal d’El Jadida. Sa passion pour le théâtre l’a poussé à prendre plusieurs initiatives, faisant ainsi diffuser la culture de la comédie, et ce, en dépit du manque de moyens. En 1975, il commence alors à jouer la comédie en duo avec Mustapha Dassoukine. Il travailla aussi en tant qu’animateur de l’émission télévisée «Sibaq El Moudoune».
    Père de quatre enfants, Ben Brahim vivait à Bir jdid. Son décès n’est pas seulement une perte pour son entourage, mais aussi pour toute la famille artistique marocaine.


    Bouchra SABIB
     

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