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    Politique

    Majorité : Chabat intensifie son offensive

    Par L'Economiste | Edition N°:4025 Le 07/05/2013 | Partager
    Tournée régionale et meetings… le plan d’attaque démarre le 10 mai
    Le patron de l’Istiqlal défie l’Algérie aussi

    Le leader du PI a déjà annoncé un planning de rencontres un peu partout au Maroc à partir du 10 mai. D’ailleurs, son premier rassemblement aura lieu à Sidi Kacem en marge de la célébration de la disparition du fondateur de l’Istiqlal, Allal El Fassi
     

    Hamid Chabat, Secrétaire général du Parti de l’Istiqlal (PI), fait de nouveau parler de lui. Sa dernière trouvaille pour s’attirer les feux de la rampe n’était autre que de tirer à boulet rouge sur le Chef de la majorité, et ce, même en disposant de 6 portefeuilles dans la coalition gouvernementale actuelle.
    Puisant ses réactions dans le principe de «l’autocritique» prôné dans les années 70 par le fondateur de l’Istiqlal, Chabat n’a pas de limite. Il fustige aussi ses pairs comme ce qu’il a fait avec Mohamed El Ouafa. «Vous avez vu le geste inopiné du ministre de l’Education Nationale au Parlement? Un peu de respect messieurs les ministres. Vous représentez des institutions», appelle-t-il. C’était dimanche dernier, lors de la rencontre avec les militants de l’UGTM à Fès. L’occasion pour Chabat d’insister sur la nécessité d’un remaniement ministériel immédiat et de clamer haut et fort son refus de voir les prix des produits subventionnés augmenter. Il a aussi appelé le chef du gouvernement à s’inspirer des deux mémorandums qui lui ont été adressés par l’Istiqlal pour sortir le pays de cette «crise de gouvernance».
    Tout en maintenant les propos virulents à l’encontre notamment des ministres des Transports, de l’Emploi, et de la Santé lors de son meeting du 1er mai à Rabat, Chabat s’est offert un nouveau front d’attaque en portant son offensive contre l’Algérie qu’il accuse «d’orchestrer les incidents enregistrés ces derniers jours à Laâyoune, Boujdour et Smara». Et au-delà, il «a demandé, au nom du peuple, à l’Algérie d’éviter ces manœuvres et de restituer au Maroc Tindouf, Colomb Bechar, Hassi Baida et Elknadssa. Ces localités marocaines formant le Sahara se trouvent actuellement sous contrôle algérien. Elles ont été annexées dans les années 50 par la France coloniale à son département algérien et le Parlement marocain n’a encore jamais adopté ces frontières», clame-t-il. Et d’affirmer que «Tindouf est restée dépendante de la ville d’Agadir jusqu’en 1952, et ses habitants sont tous Marocains, et qu’ils obtenaient tous les documents administratifs à Agadir jusqu’en 1952». Une déclaration qui ne fait en réalité que réactiver une revendication latente du Maroc. Pour lui, « il ne faut pas avoir peur de dire les choses telles qu’elles sont». C’est d’ailleurs avec le même franc-parler qu’il s’est adressé au chef de la coalition. «Si notre équipe gouvernementale est incompétente, c’est Benkirane qui doit endosser toute la responsabilité car il peut apporter les réajustements nécessaires à tout moment». Et Benkirane, semble, ne pas vouloir céder au chantage de son deuxième allié au gouvernement. «Niet au remaniement», aurait-il confié à ses proches. Le leader du PI ne compte pas s’arrêter là. Il a déjà annoncé un planning de rencontres un peu partout au Maroc à partir du 10 mai. D’ailleurs, son premier rassemblement aura lieu à Sidi Kacem en marge de la célébration de la disparition du fondateur de l’Istiqlal, Allal El Fassi. L’occasion pour lui de mettre en exergue les propositions de son parti et inciter le gouvernement à adopter les corrections nécessaires. Suivra un autre rendez-vous, le 18 mai à Fès, donné cette fois-ci à la grande salle omnisport qui peut accueillir jusqu’à 10.000 personnes. L’agenda du PI prévoit aussi Meknès, Casablanca, Marrakech, Agadir, l’Oriental et le Sud. En tout cas, certains observateurs expliquent cette tournée par une préparation aux communales dont la date n’est pas encore annoncée. Certains en font une autre lecture. Pour eux, «la prise de bec entre Chabat et Benkirane met à mal la majorité et pourrait conduire à l’implosion et de là, à des législatives anticipées». Dans cette guerre des nerfs, la question est de savoir qui des deux hommes jettera l’éponge en premier. C’est là tout l’enjeu.

    Chabat défend Mezouar et Bensouda

    Une fois de plus, Hamid Chabat a insisté sur sa proposition d’accorder la gestion du ministère des Finances à un seul ministre. Ceci, justifie-t-il, afin d’éviter certaines dérives comme celle relative à la publication des documents sur les indemnités Mezouar-Bensouda. Chabat soutient la thèse qu’il s’agit de deux commis de l’Etat qui ont servi le pays et qui touchaient légalement leurs indemnités comme tout autre haut fonctionnaire. «Voler des documents administratifs ne relève pas du droit à l’information. Ce n’est pas comme ça non plus qu’on règle nos différends avec les partis d’opposition», conclut-il.

    Youness SAAD ALAMI

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