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    Régions

    Fès: Les projets «verts» encouragés

    Par L'Economiste | Edition N°:4025 Le 07/05/2013 | Partager
    Assainissement, éclairage public, transport… les expériences existantes
    La CGEM veut impliquer les opérateurs dans le développement durable

    Engagée dans les plans d’efficacité énergétique, énergies renouvelables, assainissement liquide, traitement des déchets, la ville de Fès a investi plus de 2 milliards de DH dans les projets environnementaux. La nouvelle station d’épuration a coûté, à elle-seule, plus d’un milliard de DH

    LA capitale spirituelle se veut un modèle de ville durable. C’est ce qui ressort en effet d’un récent séminaire sur «Economie verte: état des lieux, enjeux et opportunités de sortie de crise pour le Maroc». Initiée par la Confédération générale des entreprises du Maroc de la région Centre-Nord (CGEM/Centre-Nord), cette rencontre a réuni un parterre d’hommes d’affaires, experts et responsables locaux. Pour ces derniers, Fès est pionnière dans le domaine du développement durable. «Engagé dans les plans d’efficacité énergétique, énergies renouvelables, assainissement liquide, traitement des déchets, notre conseil a investi plus de 2 milliards de DH dans ses projets environnementaux», affirme Allal Amraoui, 1er vice-maire. «Notre ville s’est dotée, dès 2004, d’une décharge contrôlée qui produit l’énergie électrique à partir du biogaz. Idem, le secteur de l’assainissement s’est renforcé d’un schéma directeur pour le réseau hydraulique et tout récemment d’une station d’épuration des eaux usées aux normes internationales. Eligible au Mécanisme de développement propre (MDP), mis en place dans le cadre du protocole Kyoto, cette station couvre 50% de ses besoins énergétiques en captant près de 15.000 m3/j de méthane pour produire environ 22 millions kWh/an d’électricité», poursuit-il.
    S’agissant de l’éclairage public, la ville de Fès a procédé à la mise à niveau des équipements, au changement des foyers lumineux, et l’installation de 400 armoires d’économie d’énergie et 200 horloges astronomiques. Mobilisant un investissement de plus de 110 millions de DH, ces chantiers ont permis de réduire de 20% la facture de l’éclairage public à périmètre constant. Cette facture est quasiment nulle au niveau de la commune d’Ain Beida où la ville a procédé à l’implantation de 300 lampadaires solaires dans le cadre d’une coopération maroco-chinoise.
    Pour ce qui est de la consommation d’eau d’irrigation, les élus affirment que malgré l’élargissement des espaces verts la consommation a été réduite de 15%. «Ceci en installant des réseaux d’arrosage en goutte-à-goutte tout au long du périmètre irrigué», expliquent-ils.
    En matière d’économie, les investissements écologiques figurent désormais en priorité. Ils sont appuyés et encouragés par les collectivités locales en vue de les dupliquer. «Un jeune investisseur nous avait demandé une autorisation pour des voitures touristiques électriques. Il a eu notre aval immédiatement», justifie Amraoui. Et c’est justement cette fluidité que réclame la CGEM pour promouvoir les projets qui respectent l’environnement. «Notre but est de sensibiliser les décideurs ainsi que les PME de la région à adhérer à une démarche environnementale et à élaborer une feuille de route pour réussir la transition de la région vers une économie verte où seront identifiés les secteurs économiques porteurs et les opportunités de création de nouveaux projets», indique Driss Belkhayat, président de la CGEM-Union Centre-Nord. Et d’ajouter: «Nous voulons élaborer aussi une cartographie des potentialités de la région Fès-Boulemane et une banque de données de projets dédiés à l’économie verte afin de guider les investisseurs vers les filiales porteuses et prometteuses». A ce titre, Salaheddine  Kadmiri, vice-président de la CGEM, croit dur comme fer que «l’économie verte représente un  levier  de développement économique durable pour le Maroc. Elle doit être intégrée dans le business plan des entreprises nationales qui veulent se démarquer par des facteurs différenciateurs et une fibre citoyenne». «La contrainte environnementale peut assurer également le développement humain à travers la relance de l’activité économique et de l’emploi, l’amélioration du bien-être des individus et la réduction des inégalités sociales», conclut-il.

    Collaboration avec l’Aderee

    L’Agence de développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (l’Aderee) s’alliera bientôt au Conseil de la ville de Fès. Les deux institutions vont étroitement collaborer pour que l’unité de production d’électricité à partir du méthane produit dans la décharge contrôlée d’Ouled M’hammed à Fès soit connectée au réseau.
    C’est Saïd Mouline, directeur général de l’Aderee  et président de la commission nationale de l’économie verte, qui l’a annoncé à l’occasion de la rencontre de la CGEM. Le responsable de l’agence a fait savoir qu’une convention entre l’Aderee et la mairie de Fès sera probablement signée dans les prochains jours. Objectif : assurer un meilleur développement de la décharge contrôlée.

    De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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