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    Europe

    L’économie informelle perd du terrain

    Par L'Economiste | Edition N°:4025 Le 07/05/2013 | Partager
    Son poids a atteint 19% du PIB de l’Europe en 2012
    La baisse devrait se poursuivre cette année, selon une étude
    La construction et le commerce les plus affectés

    Malgré la difficulté à mesurer le niveau de l’économie souterraine, l’économiste Friedrich Schneider précise que le travail au noir et les transactions légales mais non déclarées en Europe en 2012 ont représenté près de 2.175 milliards d’euros

    En ces périodes de crise, il fallait s’attendre à ce que l’économie parallèle progresse, mais ce n’est pas le cas. Son poids a diminué en Europe en 2012, selon les calculs de l’économiste Friedrich Schneider, professeur d’économie à l’université de Linz (Autriche), publiés dans une étude du groupe de cartes de crédit Visa. L’économie informelle ou souterraine de l’Europe a enregistré une baisse l’année dernière, sa part dans le PIB représente 19%. Et cette tendance va se poursuivre en 2013, d’après les estimations de l’économiste.
    En 2011, l’informel pesait 19,3% du PIB cumulé des pays de l’UE, de la Norvège, de la Suisse, de la Turquie et de la Croatie. Malgré la difficulté à mesurer le niveau de l’économie souterraine, l’économiste précise que le travail au noir et les transactions légales mais non déclarées en Europe ont représenté près de 2.175 milliards d’euros. L’économie parallèle atteindrait son niveau le plus bas en 10 ans, à 18,5% du PIB. L’étude explique cela d’abord par l’amélioration des conditions économiques par rapport à la crise de 2008 puis les mesures de lutte contre la fraude prises par les Etats.
    La situation diffère selon les pays. Les sommes générées par l’économie parallèle en Allemagne, en France, en Italie, Espagne et au Royaume-Uni comptent pour les deux tiers du total. Mais rapporté à la taille de l’économie nationale, le phénomène pèse beaucoup plus dans les pays d’Europe de l’est. En Bulgarie, en Croatie, en Lituanie et en Estonie, l’économie souterraine équivaut à près de 30% du PIB.
    En France, l’économie informelle équivalait à 10,8% du PIB en 2012, à 219 milliards d’euros. Le pays va connaître une baisse pour 2013, à 9,9% du PIB. Par secteur, la construction et le commerce enregistrent le plus de transactions non déclarées et de travail au noir, tous pays confondus. Ceci s’explique par le fait que les paiements en liquide y sont plus répandus qu’ailleurs.
    L’informel ne serait pas toujours une mauvaise chose. «Si l’économie parallèle cause un manque à gagner aux Etats, elle n’est pas uniquement négative. Car l’argent gagné est dépensé dans l’économie réelle et qu’en période de crise, elle peut donner un moyen de subsistance aux personnes en difficulté», estime l’économiste Friedrich Schneider dans son étude.

    F. Z. T.

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