×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Entreprises

La Comarit risque de perdre son Biladi

Par L'Economiste | Edition N°:4023 Le 03/05/2013 | Partager
Une vente aux enchères devrait avoir lieu ce lundi
Le prix de lancement est de 1,6 million d’euros, estimé trop élevé par rapport à l’état du navire
De nombreux ferrys grecs à un prix dérisoire sur le marché, ce qui complique la vente

Les acquéreurs ne se bousculeront pas au portillon, en tout cas à ce prix. Il s’agit d’un ferry de grande dimension qui ne peut être utilisé que dans le cas de liaisons de courte distance comme celle reliant Tanger à Algésiras, ce qui réduit le nombre de repreneurs potentiels

L’affaire se corse pour les bateaux de la Comarit saisis à l’étranger. Malgré la mise sous redressement judiciaire de la compagnie maritime le 24 février dernier, elle risque de perdre une partie de son pavillon. C’est le cas du Biladi, son navire amiral. Manque de chance, ce dernier a vu son statut basculer de saisie préventive à celui de saisie définitive une dizaine de jours avant la publication de la mise sous redressement judiciaire de la Comarit. La mise aux enchères devrait être effectuée ce lundi 6 mai au tribunal de grande instance de Montpellier. Elle risque cependant d’être annulée ou reportée, la Comarit ayant accéléré le processus de mise sous redressement judiciaire pour bloquer la vente en France, selon certaines sources.
En attendant, l’opération de vente suit son cours. Elle devra démarrer à 1,6 million d’euros, soit environ 17 millions de DH. Plusieurs créanciers devront être servis dont divers fournisseurs de biens et de services en France. Mais les acquéreurs ne se bousculeront pas au portillon, en tout cas à ce prix. Il s’agit d’un ferry de grande dimension qui ne peut être utilisé que dans le cas de liaisons de courte distance comme celle reliant Tanger à Algésiras, ce qui réduit le nombre de repreneurs potentiels à une poignée d’armateurs connus sur la place. D’autre part, l’âge du bateau et son état de conservation sont tels qu’il risque de ne pas trop séduire. En effet, le Liberté, comme il a été alors baptisé à sa création, a été construit en 1980 et il avait d’abord servi à assurer la liaison entre la France et la Corse sous le pavillon de la SNCM. D’autre part, la crise grecque a mis sur le marché un nombre important de ferrys à un prix dérisoire, ce qui complique encore plus l’opération de vente. Au Maroc, le Biladi a démarré son exploitation le 1er avril 2003. La Comarit venait de l’acheter pour 15 millions d’euros pour le mettre en service sur la ligne Tanger-Sète. Le Biladi avait démarré en 2012 la série des saisies des bateaux de la Comarit. Il avait été suivi par le Marrakech et le Bni Nsar pour cause de factures non payées. Actuellement, ce sont onze bateaux qui sont immobilisés en attente d’un dénouement qui tarde à arriver.
A noter que depuis la mise sous redressement de la compagnie Comarit, rien n’a filtré ou presque sur l’affaire. Selon des sources proches de l’entreprise, plusieurs investisseurs auraient approché la compagnie de Ali Abdelmoula, mais pour l’instant aucun accord pour le renflouement du transporteur maritime n’a été conclu.


Ali ABJIOU

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc