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    Régions

    Marrakech/réutilisation des eaux usées
    Les premiers greens desservis

    Par L'Economiste | Edition N°:4013 Le 18/04/2013 | Partager
    Atlas golf Resort, Al Maaden, Argane, Cherifia, Domaine Royal Palm…
    7 millions de m3 d’eau mobilisée
    Seul six promoteurs de golfs ont honoré leurs engagements

    La station de traitement et de réutilisation des eaux usées à nécessité une enveloppe de 1,23 milliard de DH. Elle peut mobiliser jusqu’à 33 millions de m3 d’eau par an

    SIX greens de Marrakech sont désormais arrosés par la station de traitement des eaux usées. Et ce sont les mêmes qui ont honoré leur engagement pour ce projet grandiose. En principe, les opérateurs privés porteurs de projets de golf devaient mettre la main à la poche pour la construction de la station de réutilisation des eaux usées. Selon la superficie de leurs projets et leurs besoins en eau, ils devaient contribuer en moyenne à hauteur de 30 millions de DH par projet. Sur le terrain, seuls six promoteurs se sont acquittés de leur contribution. Il s’agit d’Atlas Golf Resort, Argane, Cherifia, Al Maaden, Domaine Royal Palm et Marrakech golf city. «Heureusement que nous disposions d’une solidité financière qui nous a permis d’assurer le montant manquant et qui était de 230 millions de DH », indique Mustapha Habti, directeur de la Radeema qui présentait aux élus et aux médias, les projets structurants de la régie. Au cœur de ces projets, la Step qui est un cas d’école. C’est la première station de traitement complet des eaux qui a vu le jour dans le bassin maghrébin et dont l’investissement a nécessité 1,23 milliard de DH. La réalisation de la station de traitement des eaux s’est, en effet, appuyée sur une technologie innovante (AM0080). Et aujourd’hui, le site comprend aussi une unité de cogénération fonctionnant avec le biogaz qui permet -via la digestion des boues, d’assurer 45% des besoins en énergie électrique de la station. Grace à ces nouveaux procédés, le site a réussi à obtenir récemment une reconnaissance des Nations Unies au Mécanisme de développement propre. C’est ainsi que la station traite les eaux usées mais produit aussi des unités de réduction certifiées des émissions de gaz à effet de serre. Cela veut dire que la Radeema pourra vendre sur le marché international des crédits carbone. Belle performance pour une station qui au tout début avait été conçue pour répondre aux besoins de suppression de rejets déversés au niveau de trois points (route de Casablanca, oued Tensift). En cours de route, d’autres besoins sont apparus, notamment en 2006. Le nombre de projets touristiques et golfiques augmentait alors que la région connait un stress hydrique. Les terrains de golf étaient au cœur des projets annoncés. Or, un green a besoin de plus d’un million de m3 par an et cette quantité ne pouvait être prélevée de la nappe. Face à un climat de sécheresse qui caractérise la région, cela aurait aggravé encore plus le déficit hydrique. C’est ce qui a motivé l’extension et la construction d’une station de réutilisation des eaux. Traitées, les eaux sont acheminées par refoulement sur une conduite de 80 km. Une autre est prévue pour l’arrosage de la palmeraie. L’affectation de l’eau au site est une des grandes priorités du programme de sauvegarde de la palmeraie tracé par la Fondation Mohammed VI pour l’environnement qui finalise une convention de partenariat avec la Radeema. Dès cette année, le marais de l’Oulja et l’oasis de la palmeraie vont bénéficier d’une dotation annuelle de 3 millions de m3 par an et feront partie des bénéficiaires de la STEP. Pour cela, un partenariat entre la régie, les promoteurs touristiques et l’Etat a été conclu. Le projet peut mobiliser 33 millions de m3 d’eau, soit près de deux fois le volume d’un barrage comme Ouirgane. Et c’est le groupement tiré par la société belge Waterleau qui est chargé de la gestion pour une durée de 10 ans. En parallèle à la STEP, la Radeema vient d’achever d’autres projets initiés pour assurer la sécurité en alimentation en eau potable pour la ville à l’instar du réservoir d’eau potable route Ourika pour un investissement de 47 millions de DH. Objectif: augmenter la capacité de stockage d’eau de 105.000 a 135.000 m3 avec une autonomie de réserve de 18 h.

    La station en chiffres

    • 27 millions de DH pour les études
    • 818 millions de DH pour la station de traitement
    • 387 millions de DH pour les traitements tertiaires et la réutilisation des eaux usées.
    • 33 millions de m3 par an pour la capacité de production

    De notre correspondante Badra BERRISSOULE

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