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Analyse

Déplacements urbains
Casablanca, toujours l’enfer !

Par L'Economiste | Edition N°:4000 Le 01/04/2013 | Partager
Travaux et embouteillages rendent la circulation pénible pour 95% des sondés
Taza-Al Hoceïma-Taounate, la région la plus fluide
Trop de temps pour prendre un bus ou un taxi

Environ la moitié des répondants (49%) passent en moyenne plus de 10 minutes pour trouver un petit taxi et 58% attendent plus de 15 minutes avant l’arrivée de leur bus

L’enquête d’Averty (1) ne fait que confirmer un constat déjà établi. Le Grand Casablanca est incontestablement la région championne du stress au volant. 95% des sondés de la métropole ont affirmé que la circulation y est insupportable. Ceux qui pensent qu’elle est acceptable et fluide sont respectivement 4 et 1%. Et les différents chantiers d’infrastructures en cours ne font qu’aggraver la situation. La capitale économique est suivie par Rabat et sa région dont 72% des enquêtés ne supportent pas le trafic, 26% le tolèrent et 2% pensent qu’il est tout de même fluide. Dans ce classement, le Gharb-Chrarda-Beni Hssen (Kénitra et sa région) occupe la 3e place des régions les moins fluides en termes de circulation automobile. Marrakech-Tensift-Al Haouz fait aussi partie des régions où les déplacements sont pénibles. Et plus de 80% des Marrakchis ne supportent pas la circulation en périmètre urbain. Un chiffre qui n’étonne pas vraiment, puisque la ville souffre d’un trafic dense et anarchique, ponctué d’embouteillages fréquents, notamment les week-ends.
La ville ocre et sa région est suivie de Tanger-Tétouan, l’Oriental, Doukkala-Abda et Meknès-Tafilalet où les sondés sont plus ou moins satisfaits de l’état du trafic dans leurs villes. La circulation est, toutefois, facile et supportable à Taza-Al Hoceïma-Taounate, Chaouia-Ouardigha et Souss-Massa-Draâ. Des régions où la demande en termes de transport n’est pas très forte et où la population croît doucement. Al Hoceïma réunit ainsi la population la plus satisfaite de l’état du trafic avec des taux de 67% et 28% pour ceux qui le considèrent respectivement fluide et acceptable.
Globalement, 44% des Marocains pensent que la circulation est un enfer dans leurs villes respectives. Dans la même proportion, ils estiment qu’elle est acceptable, alors que 13% seulement la considèrent fluide.
L’enquête publique s’est aussi penchée sur d’autres aspects liés aux déplacements urbains. Il s’agit du temps passé à attendre le bus ou le taxi. Ainsi, environ la moitié des répondants (49%) passent en moyenne plus de 10 minutes pour trouver un petit taxi et 58% attendent plus de 15 minutes avant l’arrivée de leur bus. Ce qui est pour Rachid Dahbi, gérant de Averty Market Research & Intelligence, «un constat alarmant, en comparaison avec d’autres pays où le temps d’attente ne dépasse pas les 5 minutes». Ce qui témoigne de l’insuffisance de l’offre en matière de transport en commun. «Des efforts sont encore nécessaires, surtout dans les grandes villes où la demande se fait de plus en plus sentir», souligne Dahbi. 
Le temps moyen consacré au transport est aussi important, note l’enquête d’Averty. En effet, 54% des utilisateurs des transports en commun y passent plus de 30 minutes par jour. La majorité des personnes qui recourent aux petits taxis (85%) consacrent quotidiennement la même durée pour leur déplacement par ce mode de transport. Parmi les utilisateurs des voitures, 35% y restent plus d’une heure par jour. Une durée qui est largement dépassée à Casablanca, par exemple, où la circulation est totalement désorganisée, même avec l’arrivée du tramway. Les résultats d’une récente étude réalisée par la Banque mondiale sur le transport dans la métropole avait établi ce constat. Les enquêtés avaient souligné l’insuffisance du service de transport en commun, tant sur le plan quantitatif que qualitatif, et ce, par rapport aux besoins et à l’extension géographique de la ville.

Bouchra SABIB

(1) Le sondage de l’institut marocain, Averty, dont les résultats viennent à peine de tomber, a été réalisé en ligne entre janvier et février 2013

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