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Entreprises

Le milliardaire qui veut rentabiliser le Raja

Par L'Economiste | Edition N°:3999 Le 29/03/2013 | Partager
Boudrika lance bientôt une chaîne TV
Création d’une société anonyme
Audit, restructuration, management… le club sur la piste d’une entreprise structurée

«Aujourd’hui le Raja dispose d’un budget de 65 millions DH. La fédération nous verse annuellement 3,5 millions DH, ce qui est très peu», soutient Mohamed Boudrika, président du Raja Club Athletic

- L’Economiste: Vous venez de créer une société anonyme avant même  la circulaire du ministère de la Jeunesse et du Sport ou encore la publication du décret au Bulletin officiel…
- Mohamed Boudrika: En fait, nous avons déposé une demande à la Haca pour pouvoir lancer notre chaîne de télévision Raja TV. Elle nous a alors demandé de constituer une société anonyme. Ce qui nous a quelque peu bloqués. Comme tout le monde le sait, le Raja est une association. Nous avons donc cherché une solution et nous en avons trouvé une, en créant la société Raja TV SA, dont le club est actionnaire à hauteur de 99,6%. Le reste est réparti entre quelques membres du bureau à hauteur de 0,1% chacun.

- Comment s’appellera votre chaîne et quelle en sera la grille des programmes?
- La chaîne s’appellera Raja TV. La grille quant à elle sera composée de l’actualité du club dans toutes ses composantes: football, basketball, handball... Le cahier des charges sera prêt dans quelques jours.

- Comment comptez-vous financer Raja TV?
- Je pense que nous ne devons pas trop compter sur les recettes publicitaires lors des deux premières années. Notre objectif, du moins pour les deux premières années, est de donner une visibilité et une image au club. Peut-être qu’à moyen terme, la chaîne deviendra rentable.

- Qu’en est-il du budget du club et des subventions de la fédération?
- Aujourd’hui, le Raja dispose d’un budget de 65 millions de DH. La fédération nous verse annuellement 3,5 millions DH, ce qui est très peu, lorsqu’on sait que nous sommes théoriquement entrés dans l’ère du professionnalisme.

- Est-ce que le Raja est aujourd’hui prêt pour le professionnalisme?
- Il faut d’abord savoir ce qu’on entend par professionnalisme. Pour moi, ce concept suppose que nous devons disposer de stades à la hauteur, de retransmissions TV de qualité, de subventions matérielles et soutien moral suffisants. Malheureusement, nous ne disposons pas encore de tout cela.

- Quelles sont les différentes ressources dont dispose aujourd’hui le club?
- Nous avons essentiellement trois types de recettes: la billetterie, les transferts des joueurs et les sponsors (Siera, Marsa Maroc, Atlanta, Koutoubia, Hyundai et Nor Dar). Toutes ces recettes réunies, si on les optimise au maximum, ne peuvent apporter que 40 millions de DH. Ce qui reste encore une fois insuffisant.

- Quand on est président d’un club comme le Raja et en même temps patron d’une entreprise privée, est-ce qu’on gagne ou on perd de l’argent?
- Bien sûr qu’on perd de l’argent. Mais peut-être qu’on perd beaucoup moins lorsqu’on est président du Raja, grâce à ses recettes. Par contre, il serait impossible de gagner de l’argent avec des clubs plus modestes. En tout cas, ce que je peux vous garantir, c’est que les précédents présidents du Raja n’avaient jamais versé aucun centime au club. Le Raja avait toujours réussi à avoir des excédents.

- Quelles sont les actions entreprises pour la restructuration et la bonne gouvernance du club?
- Dès que j’ai été élu président, ma priorité a été de restructurer le club, mais aussi de définir les responsabilités de chacun. J’ai aussitôt audité les comptes et j’ai découvert plein de surprises. C’est vous dire qu’avant mon élection, le club fonctionnait un peu n’importe comment, avec des bons au lieu de factures en bonne et due forme. C’était un peu géré comme une laiterie (rires). Aujourd’hui, le Raja fonctionne exactement comme une entreprise avec un personnel salarié qui a des missions précises. Nous disposons d’un manager général, d’un directeur général, d’un directeur administratif, et d’un staff technique. Chacun donc a ses responsabilités.

Le plus jeune président d’un club!

30 ans à peine et beaucoup d’ambitions. Très affable, le plus jeune président d’un club sportif au Maroc s’inscrit en rupture avec ses prédécesseurs.  Nouvel équipementier dès la prochaine saison, merchandising, primes de match, transferts/rachats de joueurs, restructuration, bonne gouvernance… Et cerise sur le gâteau, lancement d’une chaîne satellitaire. Mohamed Boudrika, qui est aussi le dirigeant de la holding éponyme, nourrit beaucoup d’espoir sur l’avenir du club. Sa devise: décrocher le plus grand nombre de titres à l’échelle nationale, continentale et même internationale. A travers ses discussions, le Barça et le Real Madrid reviennent comme un leitmotiv.

Propos recueillis par Réda MOUHSINE & Amin RBOUB

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