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Politique Internationale

Sommet Ligue arabe
La Palestine, grande gagnante

Par L'Economiste | Edition N°:3997 Le 27/03/2013 | Partager
Un Fonds d’aide d’un milliard de dollars, 250 millions de contribution du Qatar
Réconciliation entre le Fatah et le Hamas, et organisation de nouvelles élections
L’opposition syrienne réclame des armes, de la protection, et un siège à l’ONU

Deux affaires importantes ont concentré l’attention des chefs d’Etat arabes, réunis à l’occasion du sommet de la Ligue arabe qui se déroule du 26 au 27 mars, en l’absence du roi Abdallah d’Arabie Saoudite et de Jalal Talabani, chef d’Etat irakien. La Palestine et la Syrie ont été les stars de la première journée de ce rendez-vous annuel. Dès l’ouverture des discussions, cheikh Hamad Ben Khalifa Al-Tahani, émir du Qatar, a proposé la création d’un fonds d’un milliard de dollars pour Jérusalem, auquel son pays contribuerait à hauteur de 250 millions de dollars. Ce fonds serait géré par la Banque islamique de développement, qui relève de l’Organisation de la coopération islamique. Il a aussi proposé la tenue d’un mini-sommet au Caire, durant lequel la réconciliation entre le Fatah et le Hamas, signée en février 2012 à Doha par Mahmoud Abbas, président, et Khaled Mechaal, chef en exil du Hamas, deviendrait effective.
La majorité des clauses de cet accord étant restées lettre morte, et leurs échéances constamment repoussées, l’émir du Qatar propose aujourd’hui de «sceller la réconciliation nationale palestinienne selon des mesures pratiques et un calendrier précis». Afin de mettre un terme aux discussions stériles portant sur le choix d’un Premier ministre, Mahmoud Abbas aurait la charge d’organiser les élections législatives et présidentielles en Palestine, épaulé par un gouvernement intérimaire d’indépendants qu’il coifferait lui-même. Le nouvel accord de réconciliation devrait prévoir aussi un calendrier de mise en place de ces élections. En guise de prévention contre la position d’Israel, qui s’était dressé contre ses projets lors de sa visite historique du 23 octobre 2012, l’émir du Qatar a souligné qu’«Israël doit comprendre que la force ne fera pas la paix et que seule la paix assurera la sécurité de tous».
Côté Syrie, et malgré la présence de Ghassan Hitto, Premier ministre controversé de l’opposition, Ahmed Moaz Al-Khatib, chef démissionnaire de la Coalition, a prononcé un discours «au nom du peuple». Pour commencer, il a demandé aux chefs d’Etat arabes d’aider son pays à obtenir des sièges dans toutes les institutions internationales, à commencer par l’ONU, pour acculer le régime de Bachar sur le plan de la politique mondiale. Il a également remis sur le tapis la question de l’armement, en demandant à ces pays un «soutien sous toutes ses formes» pour que le peuple syrien puisse bénéficier de «son droit absolu à l’autodéfense». Par ailleurs, Al-Khatib a saisi l’occasion pour exhorter les Etats-Unis à prolonger le bouclier anti-missiles Patriote placé sur les frontières turques, pour protéger la population dans le nord de la Syrie. Il estime que le rôle des Etats-Unis devrait être plus important, et aller au-delà du fonds d’aide humanitaire de 350 millions de dollars.
Rime AIT EL HAJ

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