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Economie Internationale

BRICS: Une banque de développement verra le jour

Par L'Economiste | Edition N°:3997 Le 27/03/2013 | Partager
Elle devrait être dotée d’un capital de départ de 50 milliards de dollars
Un accord a été scellé lors du sommet à Durban
Des intérêts communs pour faire face à la crise

Fructueuse rencontre à Durban pour les Brics. Réunis jusqu’à aujourd’hui en Afrique du Sud, le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et le pays hôte, se sont mis d’accord pour créer une banque de développement commune. Elle sera destinée à financer plusieurs projets d’infrastructures. L’Afrique du Sud (avec un PIB de 390 milliards de dollars contre 8.250 milliards pour la Chine) aimerait bien accueillir la nouvelle banque. Elle devrait être dotée d’un capital de départ de 50 milliards de dollars (soit 10 milliards par pays). Pour les analystes, le pays est favorisé en termes d’évaluation de son système d’audit et de reporting. De plus, le secteur bancaire sud-africain est considéré comme nettement plus sain, expliquent-ils.
Les Brics se serrent donc les coudes. Ils devraient utiliser en commun leurs réserves de change pour s’entraider en ces moments de crise. Une initiative qui sera dotée d’une centaine de milliards de dollars. Ce qui permettrait à ces pays d’éviter un recours au FMI. Les cinq pays pensent aussi à mettre en place une agence de notation ou encore un mécanisme de réassurance... Parmi les projets avancés, l’on évoque également un câble sous marin. Il permettra de transmettre des données à haut débit du Brésil à la Russie via l’Afrique du Sud, l’Inde et la Chine. Et c’est un projet à 1,2 milliard de dollars.
L’Afrique veut s’inspirer du modèle chinois. Hier, le président sud-africain Jacob Zuma, a reçu en grande pompe son homologue chinois Xi Jinping pour une visite d’Etat à Pretoria. Il s’agit de sa première tournée en Afrique depuis son accession au pouvoir.
Le président chinois, qui est passé par la Tanzanie avant d’arriver en Afrique du Sud, se rendra également au Congo-Brazzaville avant de quitter l’Afrique. Les intérêts sont là. Les échanges commerciaux avec l’Afrique du Sud sont favorables, malgré les efforts et les demandes de Pretoria pour rééquilibrer la balance. La Chine se veut aussi un réel concurrent pour les entreprises sud-africaines sur le continent africain.
C’est mardi soir que le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement des Brics devait officiellement débuter. Le programme officiel prévoyait la signature de plusieurs accords. Les pays du Brics rassemblent 43% de la population et produisent le quart du PIB de la planète. Ils ont un intérêt commun celui de se doter d’institutions et mécanismes  qui leurs permettraient de contourner le système mondial actuel. Lequel, rappelons-le, est dominé par l’Occident et à sa tête les grandes institutions internationales tels que le FMI ou encore la Banque Mondiale. Ceci en passant par l’hégémonie des agences de notation.

La Malaisie, 1er investisseur asiatique en Afrique

En 2011, la Malaisie est devenue le premier investisseur asiatique en Afrique avec 19,3 milliards de dollars d’investissement, selon la Cnuced. Elle devance la Chine qui totalisait 16 milliards de dollars  et l’Inde 14 milliards dollars. Les Malaisiens se classaient au 3e rang mondial des investisseurs étrangers en Afrique, derrière la France et les Etats-Unis, mais devant la Chine et l’Inde. Dans le monde, les investissements directs de Kuala Lumpur ont plus que quintuplé ces dix dernières années pour atteindre 106 milliards de dollars à la fin 2011. Le rapport de la Cnuced présenté au 5e sommet des Brics précise que les IDE vers les 5 principaux pays émergents ont atteint 263 milliards de dollars soit 20% du total des investissements directs mondiaux contre 6% il y a 10 ans. Les pays du Brics ont investi 126 milliards de dollars à l’étranger dont 29 milliards de dollars dans les pays du sud.

F. Z. T.

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