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Economie

Bank Al-Maghrib garde inchangé son taux directeur

Par L'Economiste | Edition N°:3997 Le 27/03/2013 | Partager
Elle juge la balance des risques équilibrée à l’issue de son conseil
BAM table sur une croissance du PIB entre 4 et 5% en 2013
Le déficit budgétaire s’établirait à 5,5% et celui du compte courant supérieur à 7%

Le conseil de BAM, présidé par Abdellatif Jouahri, a maintenu son principal instrument de politique monétaire inchangé à l’issue du premier conseil de l’année. D’un autre côté, BAM table sur une croissance entre 4 et 5% du PIB et un déficit du compte courant supérieur à 7%

Bank Al-Maghrib ne change pas sa ligne de conduite. Elle a maintenu son taux directeur inchangé à 3% à l’issue du premier conseil de l’année. Sauf réforme de la compensation, l’inflation ne devrait pas dépasser les prévisions de la Banque centrale soit 2,2% en moyenne cette année. Il faudra bien toucher à la compensation pour soulager les finances publiques. Selon les statistiques disponibles à fin février, la charge se situe pratiquement au même niveau qu’en 2012. L’on avait bouclé l’année sur un déficit de 7,6% hors recettes de privatisation. A fin février, le déficit budgétaire atteint déjà 11 milliards de DH en augmentation de 3 milliards de DH sur un an. A ce rythme, il sera difficile de le ramener à 4,8% comme prévu dans la loi de Finances. Bank Al-Maghrib table de son côté sur un gap de 5,5% du PIB (hors recettes de privatisation). Jusqu’ici aucune décision concrète n’a été prise pour contenir le déficit.
La situation s’est légèrement améliorée au niveau des comptes extérieurs. Certes, la balance commerciale est déficitaire de 27,5 milliards de DH à fin février, mais il est moins important que le niveau enregistré en 2012. Ce repli est en partie imputable à la baisse de près de 11% des importations. Les exportations ne font pas mieux mais limitent leur baisse à 3%. Au niveau des autres postes, les recettes de voyages se sont améliorées de 2%, alors que les IDE ont pratiquement doublé d’une année à l’autre à 10,2 milliards de DH. En revanche, les transferts des MRE ont reculé de 3%. Pour Abdellatif Jouahri, gouverneur de BAM, «le déficit du compte courant va dépasser 7% en 2013». Même s’il est en baisse par rapport au déficit attendu pour 2012, il reste tout de même préoccupant. Aujourd’hui, il y a urgence à maintenir les avoirs extérieurs nets de BAM à tout au moins quatre mois de couverture des importations.
Au niveau de la croissance économique, l’ensemble des experts s’accorde sur une amélioration du rythme de croissance en 2013. Bank Al-Maghrib table sur une croissance comprise entre 4 et 5%. Le département des Finances et le HCP prévoient respectivement 4,5 et 4,8%. Le FMI est un peu plus optimiste avec une prévision de croissance de 5,5% en 2013.
La hausse de l’activité agricole attendue cette année devrait en partie soutenir la croissance. Le record de 103 millions de quintaux enregistrés pour la campagne 2008-2009 pourrait être atteint (cf. www.leconomiste.com du 21 mars 2013).
D’un autre côté, il est attendu une croissance de l’activité du crédit légèrement au-dessus de la croissance économique soit dans une fourchette de 5 à 6%.
F. Fa.

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