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Evénement

Coupe dans le budget d’investissement

Par L'Economiste | Edition N°:3997 Le 27/03/2013 | Partager
15 à 20% de l’investissement du budget général
Au moins 9 milliards de dirhams d’économies
La mesure ferait l’objet d’une circulaire du chef du gouvernement

Les dépenses du personnel restent importantes: 98 milliards de dirhams contre 93,5 milliards de DH en 2012, soit une augmentation de 4,8%

C’était prévisible. Face à la dégradation de la situation des finances publiques, le gouvernement compte procéder à des coupes budgétaires. Ces réductions toucheront l’investissement du budget général fixé à 58,91 milliards de dirhams dans la loi de Finances 2013. Chaque département est prié de sacrifier certains programmes en attendant un retour à meilleure fortune. Il s’agit là d’une première puisque la rubrique investissement figurait parmi les «intouchables». Les coupes pourraient aller de 15 à 20%, soit entre 8,8 milliards et 11,8 milliards de dirhams. Elles feraient l’objet d’une instruction du chef du gouvernement. Au ministère des Finances, les responsables se gardent de tout commentaire et parlent de «différents scénarios envisagés pour maintenir les équilibres».
Dans les faits, la voilure est réduite depuis quelques mois déjà. En attestent les délais de paiement de l’Etat qui s’allongent ou encore le rythme d’évolution de certains chantiers. Des entreprises publiques, même si pour l’instant leur investissement prévisible n’est pas touché, accusent des retards de paiement importants comme c’est le cas de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (cf. www.leconomiste.com). Ce qui met à mal près de 400 entreprises entre fournisseurs directs et indirects de l’ONEE.
Dans le secteur de l’énergie par exemple, l’Etat traîne toujours une ardoise lourde. La créance détenue par les pétroliers descend rarement au-dessous de la barre des 10 milliards de dirhams. Au 26 mars, l’Etat est redevable de 17 milliards de dirhams aux pétroliers. 
Aujourd’hui, faute de réformes urgentes en particulier celle de la compensation qui engloutit des milliards chaque année, le gouvernement a opté pour les coupes dans l’investissement. Ce qui se solderait par une baisse des commandes  pour les entreprises, en particulier celles qui vivent des chantiers lancés par l’Etat, voire par une baisse de l’emploi... Un dossier sur lequel le gouvernement est très attendu surtout que le taux de chômage des jeunes et des diplômés dépasse de plusieurs points le niveau national.
Ces coupes budgétaires devraient en principe permettre de maintenir les prévisions de la loi de Finances 2013, laquelle table sur un déficit de 4,8% du PIB. Il veut certainement éviter les mauvaises surprises comme celle du déficit budgétaire de l’année dernière, lequel a atteint 7,1% du PIB. Ce qui a valu une «descente» du Fonds monétaire international venu éplucher les comptes des Finances puisque dans ses prévisions 2012 cette instance a prévu un déficit budgétaire de 6,1% du PIB. Au point que les spéculations vont bon train sur l’intention du FMI de reconsidérer les conditions d’octroi de la ligne de précaution accordée l’année dernière au Maroc.

Où va l'argent du budget

Plafonnement des charges de la compensation à un niveau soutenable, suppression des dépenses improductives, réduction du train de vie de l'Etat et  mutualisation des ressources disponibles au sein de l'administration… Ce sont les actions listées dans la loi de Finances 2013 et qui permettraient d’optimiser les dépenses publiques. Mais en regardant de près la structure des charges de l’Etat l’on relève que le niveau des dépenses du personnel reste important: 98 milliards de dirhams contre 93,5 milliards de DH en 2012, soit une augmentation de 4,8%. Les dépenses de matériel et dépenses diverses s’élèvent à 30,18 milliards contre 29,05 milliards de dirhams en 2012 soit une hausse de 3,9%.
La loi de Finances 2013 prévoit aussi un accroisement des charges communes de fonctionnement: 68,41 milliards de dirhams contre 62,62 milliards de dirhams en 2012, soit une évolution de 9,25%. Celles-ci couvrent les charges de compensation des prix des denrées de base ainsi que  la contribution patronale de l'Etat à la Caisse marocaine des retraites.

Khadija MASMOUDI

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