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Politique

Parlement: Choubani veut mettre le turbo

Par L'Economiste | Edition N°:3993 Le 21/03/2013 | Partager
Les retards dans les réponses des ministères pointés du doigt
Les conseillers des ministres imputent la responsabilité aux parlementaires
Des guides pratiques pour dépasser les dysfonctionnements

Pour El Habib Choubani, «la mise en place de l’agenda législatif du gouvernement nécessite d’augmenter la cadence du travail, notamment à travers la professionnalisation de l’action des conseillers des ministres»

Au moment où Karim Ghellab, président de la Chambre des représentants, a mis en place une stratégie pour la mise à niveau de l’action parlementaire, El Habib Choubani cherche à surfer sur cette vague. Le ministre chargé des Relations avec le Parlement a organisé, hier à Rabat, une réunion avec les conseillers des différents ministres chargés de ce dossier. L’objectif est «d’approfondir le débat autour des mécanismes susceptibles d’améliorer la coordination entre le gouvernement et le Parlement», a souligné Choubani. Il a estimé que «la mise en place de l’agenda législatif du gouvernement nécessite d’augmenter la cadence du travail. D’où l’importance de la professionnalisation de l’action des conseillers des ministres, en charge de la coordination entre leurs départements et l’institution législative». Pour cela, le ministère de Choubani a préparé deux projets de guides destinés à ces conseillers. Ceux-ci sont appelés à transmettre à ce département leurs observations afin de les inclure dans la version finale des guides. Ces derniers permettront aux collaborateurs des ministres de disposer des outils nécessaires pour préparer des rapports mensuels, relatifs à leur action dans le suivi des propositions de loi, des questions écrites et orales… L’objectif est «d’institutionnaliser l’action des conseillers, notamment dans le cadre de la loi organique relative à l’organisation du travail du gouvernement, qui devra s’étendre aussi aux collaborateurs des ministres», a fait savoir Choubani. Sur ce point, le ministre chargé des Relations avec le Parlement a appelé les conseillers à formuler des propositions dans ce cadre. Cependant, en dépit des efforts déployés au niveau des ministères, plusieurs dysfonctionnements entravent encore la bonne marche des relations entre les pouvoirs exécutif et législatif. En témoignent les retards enregistrés au niveau des réponses aux questions des députés, notamment écrites. Aujourd’hui, «nous avons atteint 75% de conformité aux délais constitutionnels concernant la réponse aux questions, contre 50% auparavant. Mais nous avons l’ambition de porter ce taux à 90%», a souligné Choubani. La réalisation de cet objectif passe par la mise en place de certaines facilitations. Il a appelé les ministres à «déléguer aux conseillers des pouvoirs leur permettant de contacter directement les responsables régionaux pour avoir les réponses sur les questions des parlementaires». Pour le ministre, «il n’est plus raisonnable de constater ces retards sans pouvoir déterminer les responsabilités». C’est pour cela que la prochaine réunion avec les conseillers des ministres sera dédiée à l’identification des différents dysfonctionnements qui marquent leur relation avec le Parlement. Les membres des cabinets ministériels, de leur côté, ont fait part des «difficultés rencontrées dans l’établissements de liens fluides avec les parlementaires et les fonctionnaires de l’institution législative». Ils ont été également unanimes à critiquer «le caractère répétitif, routinier, et parfois personnalisé des questions adressées aux ministres». Ils ont également réclamé de «prendre des mesures à même de faciliter leur action au sein de l’hémicycle, notamment la mise en place d’un bureau dédié à cette catégorie, en plus de l’organisation de réunions avec les responsables des commissions permanentes et des groupes parlementaires».

Mesures

Face aux remarques des conseillers des ministres en charge de la relation avec le Parlement, El Habib Choubani a annoncé une série de mesures qui seront prises lors de l’ouverture de la prochaine session, prévue en avril. En tête, l’aménagement d’un bureau au sein du Parlement, dédié aux conseillers des ministres, leur permettant de mieux s’acquitter de leur mission. Choubani a également décidé de programmer deux journées d’études, la première avec les directeurs des groupes parlementaires et les responsables des commissions, et une deuxième avec les chefs des groupes de la majorité. Les conseillers des ministres devront également disposer d’un badge unique, permettant de les identifier. Parallèlement, Choubani a insisté sur le rôle déterminant de la communication dans la résolution de certains problèmes, notamment en rapport avec les questions orales et écrites. Ainsi, il a proposé d’éditer des livrets rapportant les réponses des ministres aux différentes questions posées, et les distribuer aux parlementaires, afin d’éviter la répétition des questions autour des mêmes sujets. 

Mohamed Ali MRABI

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