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Société

Latifa Jbabdi réclame la révision du code de la famille

Par L'Economiste | Edition N°:3993 Le 21/03/2013 | Partager
Pour corriger les limites constatées après une décennie d’application
Mariage des mineures, polygamie, divorce…. trop de points noirs

Latifa Jbabdi, militante féministe, estime que les dysfonctionnements relatifs à l’application du code de la famille sont nombreux. Elle cite notamment la question de tutelle des enfants, le divorce, la pension alimentaire et la polygamie

PRÈS d’une décennie d’application du code de la famille, il est temps de lancer une nouvelle génération de réformes en vue d’apporter des réponses aux limites enregistrées durant cette période.
C’est l’appel de Latifa Jbabdi, figure emblématique de la cause féminine au Maroc, lancé lors d’une conférence organisée dernièrement à la Bibliothèque nationale de Rabat. Pour elle, les différentes  études réalisées par les centres d’écoute et les rapports d’associations de femmes ont permis de constater l’existence d’un grand écart par rapport à l’esprit de la réforme et la volonté du législateur.
Pour elle, ce projet a été considéré au début par les organisations féminines comme une révolution, car il touche les relations au sein de la famille qui est l’un des piliers de l’organisation patriarcale. Certes, il y a des avancées, mais beaucoup de travail reste à faire pour mettre fin à certaines injustices. Notamment le mariage des mineures fixé, en principe, par l’article 19 du code de la famille à 18 ans. «Toutefois, les articles 20 et 21 permettent au juge d’autoriser le mariage  des mineures  dans certaines conditions non pas encore décidées et après une expertise non également précisée», regrette-t-elle.  
Avant d’ajouter «il s’agit de près de 30.000 à 40.000 mariages par an, ce qui représente environ 12% des mariage contractés chaque année. Et près de 90% des demandes de mariage présentées aux tribunaux sont acceptées par les juges».
Elle rappelle qu’à la base, le projet du texte du code de la famille ne permettait aucune exception. Mais cette ouverture a été introduite suite à la pression d’un groupe conservateur au niveau du Parlement.
«Depuis, on n’a pas cessé de réclamer l’abrogation des articles 20 et 21 du code de la famille, mais en vain», regrette Jbabdi. Et de même pour le code pénal qui reste indulgent avec les violeurs des filles mineures. Et il a fallu  le suicide d’Amina Filali (mariée par le juge à son violeur) pour interpeller l’opinion publique.
Ce n’est pas tout. D’autres dysfonctionnements au niveau de l’application du code de la famille sont relevés.
Il s’agit notamment de la question de tutelle des enfants, le divorce, la pension alimentaire et la polygamie.

Noureddine EL AISSI

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