×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie Internationale

Pays émergents
Coface prédit la montée de nouveaux risques

Par L'Economiste | Edition N°:3993 Le 21/03/2013 | Partager
Instabilité politique et sociale, protectionnisme et bulles de crédit
La région Mena très sensible, l’Asie à surveiller
Maroc: L’injustice sociale facteur de tensions

Coface montre que les pays de la zone Afrique du Nord/Moyen-Orient restent toujours soumis à un risque élevé d’instabilité. Le Venezuela, la Russie, la Chine, le Nigeria et le Kazakhstan doivent faire face également à des pressions importantes aux changements.
NB: Pays en italique: seulement 90% des agrégats composant l’indicateur synthétiques disponibles

La vague des révolutions arabes a été révélatrice des nouvelles revendications politiques, culturelles et institutionnelles des sociétés émergentes. C’est là un constat de Coface qui a publié hier, mercredi 20 mars, un panorama relatif aux risques sur les économies émergentes. Pour ses experts, de nouveaux risques doivent être surveillés avec attention en 2013 et 2014. Car, malgré une croissance en hausse, estimée à 5,1% en 2013, et l’amélioration des fondamentaux souverains et externes, les risques dans les pays émergents n’ont pas disparu, mais ont changé de nature. Si le risque pays traditionnel (risque souverain, vulnérabilité externe) a sensiblement diminué, trois nouveaux risques apparaissent.
L’instabilité politique sévit
C’est la zone Afrique du Nord/ Moyen-Orient qui se distingue nettement par la présence à la fois de fortes pressions aux changements et des instruments(1). Le Nigeria, la Russie, le Kazakhstan et la Chine affichent des frustrations à un niveau au-dessus ou égal aux situations tunisienne ou égyptienne, mais une moindre présence des instruments limite leur capacité à transformer les frustrations en rupture de nature politique. Coface précise qu’après deux années de turbulences politiques, sociales et économiques, la transition dans les Etats du monde arabe ayant connu des bouleversements (Tunisie et Egypte notamment) reste problématique. En Syrie, la révolution «inachevée» a pris un tour dramatique en se muant en guerre civile. D’autres pays arabes font face depuis 2011 à une contestation politique et sociale de plus faible intensité, comme la Jordanie, l’Algérie ou le Maroc. Dans ce cadre, la mise en œuvre de la nouvelle Constitution semble sur la bonne voie, mais la quête d’une plus grande justice sociale sera plus problématique, impliquant ainsi un risque de tensions.
Le protectionnisme rampant
Devenus depuis 2008 une arme de protection vis-à-vis de chocs dont les pays émergents ne sont pas responsables, les contrôles des capitaux et le protectionnisme commercial représentent aussi un risque pesant sur les entreprises (voir infographie). Le recours massif aux mesures restreignant le commerce peut entraîner des délais de paiement plus longs pour les importateurs, mais aussi davantage de barrières à l’entrée pour les entreprises exportant vers les pays qui mettent en oeuvre de telles mesures. Au niveau mondial, les effets, pour l’heure limités, doivent s’aggraver dans le contexte de division internationale des processus de production, pénalisant ainsi l’activité de toutes les entreprises de la chaîne.
Le risque de bulles de crédit monte en Asie émergente
Les politiques monétaires expansionnistes, mises en place dans les pays émergents depuis la crise 2008-2009, et  des lacunes en matière de règles prudentielles ont favorisé une croissance soutenue du crédit bancaire, au point de former de véritables bulles de crédit. Coface estime que l’Asie émergente est la région la plus à risques (Malaisie, Thaïlande et dans une moindre mesure Corée, Chine et Taïwan). D’autres pays ont un stock de crédit au secteur privé moins élevé mais celui-ci augmente rapidement. Le Chili, la Turquie, la Russie et le Venezuela sont donc aussi dans une situation de boom de crédit ou très proche.

Fatim-Zahra TOHRY

(1) Coface a élaboré une grille de lecture croisant deux types d’indicateurs: les pressions aux changements (inflation, chômage, corruption…) qui mesurent l’intensité des frustrations sociopolitiques dans un pays donné et les instruments du changement (éducation, réseaux sociaux, proportion des jeunes, rôle des femmes…) qui captent la capacité de ces sociétés à transformer les frustrations en acte politique.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc