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Analyse

Le CDVM au Club de L’Economiste
La liquidité du marché une priorité

Par L'Economiste | Edition N°:3993 Le 21/03/2013 | Partager
Boulaknadal dresse les différentes pistes pour la renflouer
L’offre de la Bourse va être structurée et élargie
Le capital investissement, gisement de papier frais pour la cote

SI l’application des publications trimestrielles et des prêts emprunts de titres devrait être effective dès cette année, il faudra attendre jusqu’à fin 2014 pour le marché à terme. C’est ce qu’a confié Hassan Boulaknadal, DG du CDVM, à L’Economiste. En espérant que le texte soit adopté au cours de la session parlementaire d’octobre 2013, sa mise en place sera plus progressive. Et pour cause, ce texte fait appel à de nouvelles structures et de nouveaux process qu’il va falloir instaurer. «Il s’agit principalement de la création d’une chambre de compensation, d’une société en charge de la négociation et surtout, de la structuration des produits», affirme Boulaknadal. Qui dit chambre de compensation et société de négociation dit aussi les systèmes d’information et ressources humaines qui vont avec. «C’est un chantier colossale. Nous allons donc y aller de manière graduelle, dans un premier temps, en s’inspirant des pratiques internationales en la matière», assure-t-il. Ceci dit, ce texte constitue à lui seul l’épine dorsale de la réforme du marché des capitaux. Il permettra en effet une refonte et une restructuration totale de l’offre de la Bourse de Casablanca. Pour avoir une place efficiente et attractive, il faut disposer de l’ensemble de la palette de l’offre sur un marché financier. Cela contribuera, qui plus est, à attirer davantage d’investisseurs étrangers et donc au rayonnement de la place sur le plan international. D’où la création prochaine du marché alternatif (cf. L’Economiste du 18 mars 2013). Scindé en deux compartiments, il permettra la cotation des PME et des fonds indiciels communément appelés dans le jargon les ETF. «Nous menons actuellement avec le Trésor, les discussions sur la possibilité de leur mise en œuvre», note le patron du CDVM. L’objectif est de permettre la structuration d’une offre nouvelle pour attirer des personnes physiques dont l’aversion au risque est avérée. Mais avant tout, la Bourse a un besoin chronique en liquidité en raison d’un manque de sophistication. «Il y a aujourd’hui des personnes qui ont de l’épargne mais qui ne veulent pas risquer de perdre leur capital», soutient Boulaknadal. D’où la nécessité de proposer des produits à capital garanti ou à performance garantie pour apporter plus de liquidité. D’ailleurs, ce sujet est l’une des préoccupations majeures du régulateur du marché financier. Plusieurs solutions ont été apportées pour l’améliorer. A commencer par le plan épargne entreprise. Il s’agit d’une manière d’intéresser les salariés d’une entreprise à ses performances à travers un système d’abonnement. «Les sommes collectées dans ces plans peuvent être allouées au titre de l’entreprise cotée, ce qui permettra de liquéfier davantage les titres de la société», affirme Boulaknadal.

Possibilité d’introduire les «contrats de liquidité» au niveau
de la place. Le patron du CDVM en dresse deux: ceux gérés

par une société de Bourse et ceux induits dans le cadre des

programmes de rachat

Sur un registre plus réglementaire, les acteurs du marché étudient la possibilité d’introduire les «contrats de liquidité» au niveau de la place. Le patron du CDVM en dresse deux: ceux gérés par une société de Bourse et ceux induits dans le cadre des programmes de rachat. «A ce titre, nous sommes en train d’étudier la possibilité d’ouvrir les programmes de rachat pour mettre en place ces contrats de liquidité rapidement», souligne-t-il. Concrètement, il s’agit dans ce cadre d’avoir une poche (20% du programme) qui tourne de manière rapide et dont les règles sont moins draconiennes que sur le programme de rachat. Au niveau des sociétés de Bourse, cet instrument implique un engagement d’apporter de la liquidité à un titre moyennant rémunération de la part de la Bourse.         
Autre moyen pour renflouer la liquidité de la place et apporter du papier frais pour les investisseurs, le capital investissement. Justement, le texte régissant la profession est en cours d’adoption. Il s’agit, selon Boulaknadal, d’un des canaux principaux de financement des PME. C’est la raison pour laquelle a été introduit dans la loi l’élargissement des titres éligibles au capital investissement, question d’avoir plus de possibilités d’investissement pour ces fonds. Entre autres, investir une partie à l’étranger. Il y a aussi la modification de leur forme juridique pour leur conférer la personnalité morale et éviter la double taxation.
Dans plusieurs situations, le passage par le capital investissement est un préalable pour la Bourse, il permet de structurer et préparer les PME pour être éligibles à la cotation. «Nous sommes convaincus que l’activité du capital investissement restera un canal d’alimentation de la cote en titres frais de manière continue», conclut le patron du gendarme de la Bourse.

95% des plaintes résolues

SUR les deux dernières années, le CDVM a traité  une vingtaine de plaintes. Il s’agit principalement de problèmes liés à la non-exécution des directives de la clientèle : Ordres qui ne sont pas passés à bonne date de valeur,  retards dans l’ordre de rachat dans le cadre d’un OPCVM…
Dans tous ces cas, seuls quelques-unes ont été classées sans suite car le CDVM estimait qu’il n’y avait pas de faute avérée  des intervenants. «Dans 95% des cas nous avons rétabli les investisseurs dans leurs droits», soutient Boulaknadal. Les montants des plaintes sont parfois importants. «Nous sommes allés dans des cas jusqu’à rétablir un investisseur dans ces droits pour un montant de près de 70.000 DH».

M. A. B.

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