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Politique

Lutte contre le terrorisme
Comment sortir du bourbier

Par L'Economiste | Edition N°:3989 Le 15/03/2013 | Partager
Les Etats du Sahel et du Maghreb en conclave pour définir un nouveau mode opératoire
Il sera décliné dans le document final qui devra être adopté ce vendredi
Les terroristes profitent de la perméabilité des frontières

Pour Saad Dine Otmani, ministre des Affaires étrangères, la crise au Mali est l’exemple concret témoignant de la gravité de la situation, non seulement pour ce pays, mais également pour ses voisins

La menace terroriste pèse de plus en plus sur les Etats de la région. La situation chaotique au Mali et dans d’autres pays de la zone du Sahel et du Maghreb en est la preuve. D’où la nécessité pour les Etats de renforcer leur coopération pour contrer ce phénomène. C’est dans ce sens que le Maroc a organisé, en partenariat avec les Nations unies, une conférence sur la coopération en matière de contrôle des frontières au Sahel et au Maghreb, mercredi dernier à Rabat. Un sujet d’une grande importance, dans la mesure où les groupes terroristes poussent comme des champignons dans les zones où les frontières sont perméables ou faiblement contrôlées. C’est notamment le cas dans la zone du Sahel où groupes terroristes et trafiquants de tout genre profitent de la porosité des frontières pour développer leurs activités. Ils circulent librement dans cette zone saharienne, exécutent des attentats, enlèvent des citoyens étrangers, et financent leurs activités grâce au trafic de drogues, d’armes et de cigarettes. Surtout que «les efforts menés dans la lutte contre ce phénomène restent insuffisants. En témoigne l’expansion de ces groupes dans de nouvelles zones du monde, tout en profitant de la faiblesse en matière de contrôle aux frontières, ainsi qu’en utilisant des techniques de plus en plus développées», a souligné Saad Dine Otmani, ministre des Affaires étrangères et de la coopération. Avec Charki Draiss, ministre délégué à l’Intérieur, ils ont insisté sur la nécessité de développer la coopération entre les pays de la région.
En effet, «c’est uniquement à travers le dialogue, la concertation et la volonté politique que nous pouvons faire face à ces différentes menaces sécuritaires qui nous interpellent tous», a noté pour sa part Youssef Amrani, ministre délégué aux Affaires étrangères. Il a ajouté que «cette coopération est extrêmement importante et utile, et nous essayons aujourd’hui d’y réfléchir à travers des instruments innovants pour la lutte contre le terrorisme. Nous le faisons ensemble, en incluant tous les pays qui sont concernés». Le Maroc s’est déjà lancé dans cette approche. C’est dans ce sens que Charki Draiss a rappelé «la stratégie globale du Maroc en matière de lutte contre le terrorisme, renforcée davantage par les réformes et les initiatives de développement lancées au pays». Surtout que «la dimension humaine est fondamentale dans la gestion des conflits», comme l’a noté Amrani.
Il a estimé que face à la situation actuelle au Mali, la solidarité doit être de mise. Et «le dialogue doit se faire dans le respect de l’intégrité territoriale et de l’indépendance des Etats. Car, seuls les Etats forts peuvent faire face à des menaces sécuritaires», a-t-il ajouté. D’ailleurs, le Maroc continue de défendre un modèle de coopération basé sur «une intégration régionale cohérente, qui permettra d’agir ensemble, et d’apporter des réponses appropriées à ces menaces». D’où la pertinence de cette conférence qui donne l’occasion de lancer un dialogue franc, d’échanger des idées et d’apporter des solutions appropriées.
En effet, les représentants des différents pays de la région, ainsi que les experts des organisations internationales et régionales, ont été en conclave pendant trois jours, afin d’adopter des mesures compatibles avec les obligations qui incombent aux Etats en vertu du droit international. L’objectif est de permettre à ces pays de relever le défi de lutte contre le terrorisme et de protection de leurs frontières contre les intrusions des groupes terroristes. Mais la réussite de cette approche passe par l’adhésion des différents Etats de la région aux différents projets d’assistance technique qui seront identifiés, dans le cadre du renforcement de leurs capacités.

Assistance technique

Les représentants des Etats de la région du Sahel et du Maghreb, réunis dans le cadre de la conférence sur la coopération en matière de contrôle des frontières, devront adopter, ce vendredi, un document final. Celui-ci devra définir la nature et le contenu des projets d’assistance technique dans ce domaine, et les modalités de leur implémentation. Il s’agit là du fruit des réflexions menées au niveau des tables rondes, qui visaient à identifier les pistes de solution pour faire face aux problèmes posés.

Mohamed Ali MRABI

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