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Régions

Rabat: Le déficit du budget se creuse

Par L'Economiste | Edition N°:3989 Le 15/03/2013 | Partager
Il atteint plus de 70 millions de DH en 2012
Près de la moitié du budget réservée aux frais du personnel
Absence de vision pour redresser la situation

Pas étonnant que les conseils de la ville prennent autant de retard pour remettre leurs conclusions. La plupart du temps les sessions virent au pugilat, devenant une occasion pour les élus du PAM,  et ceux du MP de régler leurs différends avec le groupe du PJD…

La situation financière de la ville de Rabat est alarmante. Le signal d’alarme a été de nouveau tiré par les élus lors de l’examen et l’adoption du compte administratif de la commune pour l’année 2012. Un point qui figurait déjà à l’ordre du jour de la session de février. «Notre budget affiche un déficit qui atteint plus de 72 millions de DH en 2012», s’inquiète un élu. Pour rétablir l’équilibre, les responsables expliquent avoir recours au budget de fonctionnement tout en annulant des projets jugés non prioritaires. Deux raisons sont invoquées par Fathallah Oualalou, le maire de Rabat pour expliquer ce déficit. La première concerne l’augmentation des salaires décidée par le gouvernement et qui a nécessité la mobilisation d’une enveloppe de près de 46 millions de DH. L’effectif de la commune avoisine 5.800 fonctionnaires avec un budget de 390 millions de DH, soit près de la moitié de son budget total.
La seconde est directement liée à la partie recettes dont les revenus s’effritent à cause de la réduction de 70% de la part du produit de la TVA accordée à la commune. Cela, au moment où la commune doit faire face à un accroissement des besoins de la population. Il s’agit notamment de la gestion déléguée du service de la collecte des déchets. Rien que pour cette rubrique, la ville a dû dépenser près de 150 millions de DH l’année passée. En 2013, il faut s’attendre à une augmentation supplémentaire à cause des contrats passés avec les nouveaux délégataires Ozone et Averda qui ont remplacé Veolia propreté. Il y a aussi la facture de la consommation d’eau et d’électricité y compris l’éclairage public dont le montant a atteint près de 72 millions de DH. Certes, on enregistre une réduction de près de 18% par rapport à 2011, mais cela a été fait au détriment de la qualité du service. En effet, le réseau d’éclairage public dans plusieurs quartiers et artères situés le long de la voie du tramway ne fonctionne pas depuis plusieurs mois.
Toute petite éclaircie du côté des recettes de la taxe locale qui augmente de 1,35% par rapport à l’année précédente s’établissant à 16,7 millions de DH. Idem du côté de la patente qui a permis de générer 197 millions de DH en 2012, soit un accroissement 2,43%. «La majorité des administrations qui sont concentrées à Rabat sont exonérées de certaines taxes locales, alors qu’elles bénéficient des prestations de la commune: déchet, éclairage, transport bus…», avance le maire qui garde un même leitmotiv, celui de réviser la loi afin de fiscaliser aussi les bâtiments de l’Etat.


Noureddine EL AISSI

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