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Entreprises

L’histoire se termine pour Diac Salaf

Par L'Economiste | Edition N°:3989 Le 15/03/2013 | Partager
Le retrait d’agrément effectif dans les prochains jours
L’offre publique de retrait est obligatoire avant radiation
Le prix de l’OPR à déterminer par un évaluateur indépendant

Fin de parcours pour Diac Salaf. A compter du lendemain de la publication au prochain Bulletin officiel du retrait d’agrément de Bank Al-Maghrib prévue aujourd’hui (au plus tard lundi), la désormais ex-première société de financement du Maroc ne pourra plus se prévaloir de son statut de société de crédit. C’est en partie ce qui est ressorti de la rencontre organisée conjointement par Bank Al-Maghrib et le CDVM, mercredi 13 mars 2013, pour exposer les raisons du retrait d’agrément à Diac Salaf. «Ce n’est qu’à partir de ce moment que les titres de la société ne seront plus négociables à la Bourse de Casablanca», révèle Hassan Boulaknadel, patron du CDVM. Cet arrêt de la cotation de la valeur en Bourse signifie l’enchaînement d’une série de procédures. A commencer par la suspension de la cote de la valeur. S’ensuivra une offre publique de retrait. Le prix de cette OPR qui pourrait se rapprocher de 0 compte tenu de la situation financière de la société. Ce prix devra être déterminé par un évaluateur indépendant. «Le management de la société doit présenter un dossier d’évaluation fait par l’évaluateur indépendant à la suite duquel le CDVM autorise l’OPR», confirme Boulaknadel. Ce n’est qu’à partir de ce moment que la valeur sera radiée de la Bourse. «Le droit des actionnaires minoritaires qui resteraient dans le tour de table entrerait dans le droit commun», souligne-t-il. Concrètement, ils doivent attendre l’issue de la liquidation judiciaire pour bénéficier d’un bonus de liquidation si le juge en décide. Entre-temps, la valeur des 600 minoritaires de la société est estimée, sur la base du dernier cours coté, à 17 millions de DH. «La mise par personne reste de taille modeste, seuls 10% d’entre eux ont une mise qui est supérieure à 1 million de DH», note le DG du CDVM. Ils doivent      
Toujours est-il, la priorité au niveau de la liquidation judiciaire est donnée aux créanciers et aux salariés. Au total, Diac Salaf devra s’acquitter de la somme de 150 millions de DH en faveur de ses banques (BP, BMCE et CAM) et de 4 à 5 millions de DH pour ses employés, sachant qu’en raison de sa situation déficitaire, elle n’aurait pas à payer d’IS.

Une première dans le monde de la Bourse

Le retrait de l’agrément à Diac Salaf est une première étant donné qu’il s’agit d’une société à la fois régulée par Bank Al-Maghrib et par le CDVM. Cependant, les retraits d’agréments aux sociétés de crédit n’est pas nouveau. «Au début des années 2000, BAM a enlevé leur agrément à une douzaine de sociétés de financement», soutient Abderrahim Bouazza, directeur de la supervision bancaire de l’institut d’émission.

M. A. B.

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