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Analyse

Capital investissement
L’activité cherche un nouveau souffle

Par L'Economiste | Edition N°:3989 Le 15/03/2013 | Partager
Conjoncture, réglementation, blocage des chefs d’entreprises… principaux freins de l’activité
Les opérations moins importantes ces dernières années
Un gisement de 3,9 milliards de DH encore à investir

Source: Amic
La faiblesse des investissements par rapport aux fonds disponibles s’explique en partie par un effet conjoncturel mais aussi par une réglementation jugée peu attractive. D’un autre côté, la faible propension des chefs d’entreprises à ouvrir leur capital à de nouveaux investisseurs est un frein important à l’essor de l’activité

Le capital investissement a encore du mal à s’imposer comme véritable alternative de financement pour les entreprises. Le taux de pénétration de l’activité se limite à 0,04%. Ce niveau situe certes le Maroc dans la moyenne des pays de la région Mena. Mais l’industrie connaît un coup de grisou depuis deux ans. Les investisseurs en capital n’ont concrétisé que sept nouvelles opérations en 2012. C’est la moitié du nombre de transaction réalisé l’année précédente. Mécaniquement, les montants investis ont reculé à 307 millions de DH.
L’activité ne profite pas notamment du ralentissement du crédit bancaire. Pourtant, avec un ticket moyen d’investissement de 23 millions de DH, les fonds ont une clientèle cible assez large. Au-delà de l’effet conjoncturel qui explique la baisse des opérations, la faiblesse de l’activité est notamment attribuée à une réglementation peu attractive. La profession souhaite un alignement du cadre légal sur les standards internationaux ou encore une amélioration de la fiscalité. Cela dit, le capital investissement n’est pas toujours bien perçu par les entreprises elles-mêmes. Peu de chefs d’entreprises sont disposés à ouvrir leur capital, ce qui est plus préjudiciable à l’essor de l’activité. Les entreprises doutent encore de l’apport réel du capital investissement dans le développement de la société, à tort peut-être. Jusqu’ici, le chiffre d’affaires des entreprises investies a progressé en moyenne de 16% par an à fin 2012, selon l’étude de Fidaroc Grant Thorton pour l’Association marocaine des investisseurs en capital (AMIC). La performance des revenus ressort en moyenne à 40% pour les entreprises en phase amorçage et risque et à 18% pour les sociétés en phase de développement. La croissance est en revanche peu significative (1%) pour les entreprises en phase de développement. A fin 2010, les entreprises encore détenues en portefeuille par les gérants de fonds ont cumulé un chiffre d’affaires de 6 milliards de DH en progression de 26% en moyenne entre 2006 et 2010. Les effectifs ressortaient à près de 11.000 personnes en hausse de 15% en moyenne par an sur la même période.
Aujourd’hui, pour 38% des gérants de fonds, le principal objectif cette année sera de trouver de nouvelles opportunités de placement loin devant les levées de fonds (15%). L’industrie a encore une enveloppe de 3,9 milliards de DH à investir. Depuis le lancement de l’activité, les secteurs des services, de la construction BTP et de l’agroalimentaire ont le plus profité de ce type de financement. Ils ont attiré ensemble plus de la moitié des montants investis par les fonds, soit 1,9 milliard de DH sur un total de 3,6 milliards. La région du Grand Casablanca monopolise encore l’essentiel des opérations des investisseurs en capital. Mais sa part dans le total recule chaque année au profit de la région de Rabat et Tanger-Tétouan notamment. Les fonds interviennent principalement dans les entreprises en phase de développement (64%) et de transmission (27%). Le mode opératoire privilégié reste l’apport en fonds propres.

Le capital investissement en chiffres
• 36 fonds gérés par 20 sociétés de gestion
• 9,4 milliards de DH levés dont 1,9 milliard en 2012
• 3,6 milliards de DH investis dont
307 millions en 2012
• 3,9 milliards encore disponibles pour l’investissement
• 140 sociétés investies
• Ticket moyen d’investissement:
23 millions de DH
• 5,2 années de durée moyenne d’investissement
• Désinvestissement: 1,8 milliard de DH dont 148 millions en 2012
• Taux de rendement interne moyen pondéré par sortie : 16%.

F. Fa.

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