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Politique

Le Maroc replace ses cartes diplomatiques

Par L'Economiste | Edition N°:3985 Le 11/03/2013 | Partager
3 femmes sur les 17 nouveaux ambassadeurs
Des anciens ministres sur la liste
Les enjeux géopolitiques de ces nominations

17 nouveaux ambassadeurs vont devoir regagner leurs postes basés dans 4 continents: Afrique, Europe, Amérique et Asie. La liste a été approuvée lors du Conseil des ministres du 7 mars. Deux jours après, les représentants de la diplomatie marocaine ont reçu leurs lettres de créance au palais royal de Fès. Sur cette liste, il y a des capitales qui comptent. C’est le cas de Paris pour laquelle le Maroc a choisi l’ancien ministre de l’Intérieur et actuel président du Conseil économique, social et environnemental Chakib Benmoussa. L’information a été éventée depuis la dernière réunion de haut niveau entre le Maroc et la France. Aujourd’hui, ce n’est qu’une confirmation pour ce poste resté vacant près de deux ans. Dans ce poste, Chakib Benmoussa remplace l’ancien conseiller du Souverain Mustapha Sahel, décédé il y a quelques mois. La nomination de Benmoussa en France est une grosse perte pour le CESE qu’il a mis sur orbite en peu de temps et surtout avec des rapports réalisés en auto-saisine. L’un des derniers travaux entrepris a porté (rapport intermédiaire) sur «le modèle de développement régional des provinces du sud». Qui remplacera Benmoussa? Difficile à répondre à cette question. Une chose est sûre, ils seront nombreux à regretter son départ. L’arrivée du président de la République française en avril 2013 tombe à pic. C’est un signal «fort» du Royaume pour montrer que la France, menée par la gauche ou la droite, demeure un partenaire stratégique en ces temps difficiles.

En partant à Paris comme
ambassadeur, Chakib Benmoussa

laisse derrière lui un Conseil économique,

social et environnemental orphelin

Abdeslam Baraka a été nommé comme ambassadeur en Arabie Saoudite. Ce n’est pas un inconnu, puisque cet ancien ministre a été ambassadeur du Maroc à Madrid au plus fort de la crise entre les deux pays voisins. Il a été ministre des Relations avec le Parlement sous l’étiquette de l’UC. L’autre ambassadeur ayant une coloration politique est l’istiqlalien Mohamed Saad Alami, nommé au Caire pour représenter le Maroc en Egypte, mais aussi en Erythrée et en Somalie. Agé de 65 ans, l’homme a ministre à deux reprises (Relations avec le Parlement et Modernisation des secteurs publics). Alami, un arabophone pur et dur, se retrouve ainsi dans un pays qui a encore du mal à cueillir les fruits de sa révolution. A rappeler que Alami remplace Mohamed Faraj Doukkali nommé à Tunis à la place de Najib Zerouali, ancien ministre et membre influent du RNI. Mohamed Belaich, lui, part à Tripoli.
Sur les 17 nouveaux diplomates, seulement 3 sont des femmes. L’ancienne ministre Latifa Akharbach a décroché le poste en Bulgarie. Elle est titulaire d’un doctorat en sciences de la communication, et a fait ses premiers pas officiels en diplomatie au gouvernement Abbas El Fassi, en tant que secrétaire d’Etat au ministère des Affaires étrangères. Sa consœur, Nouzha Alaoui M’Hamdi part au Ghana. Mina Tounssi est déjà passée par une longue carrière diplomatique en Estonie, en Finlande. Elle s’installe donc en Ukraine.


F. F.

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