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Tribune

Maroc-Royaume-Uni
Pourquoi Londres veut aller plus loin
Par Lord Sharman

Par L'Economiste | Edition N°:3985 Le 11/03/2013 | Partager

Lord Sharman  est Envoyé du Premier ministre britannique auprès du Maroc pour le commerce et l’investissement

Lorsque le Premier ministre britannique David Cameron m’a invité à devenir son Envoyé personnel auprès du Maroc, chargé du Commerce et de l’Investissement, j’ai accepté sans hésiter. Le Premier ministre n’a nommé de tels envoyés que pour sept pays. Etant donné la relation importante et de plus en plus forte qui lie nos deux Royaumes, il était naturel que le Maroc en fasse partie. Aujourd’hui, les entreprises britanniques remarquent de plus en plus la croissance dynamique de l’économie du Maroc, les opportunités qu’il offre pour des investissements sains à long terme et sa stabilité politique. Je suis convaincu que le XXIe siècle sera témoin de l’essor économique de l’Afrique. En bâtissant des partenariats entre le Royaume-Uni et le Royaume du Maroc, nous pouvons positionner nos deux pays de manière à aider nos amis à travers le continent africain à développer leur propre potentiel humain et économique. Pour le Royaume-Uni, une telle initiative est une manière concrète et pragmatique, parmi d’autres, de tenir la promesse que nous avons faite en accédant à la présidence du G8 pour cette année: travailler inlassablement à bâtir la prospérité mondiale par le commerce.
Les relations commerciales entre la Grande-Bretagne et le Maroc se caractérisent déjà par une santé excellente. En 2012, les échanges de biens entre nos deux pays ont à eux seuls augmenté de 9% par rapport à l’année précédente, malgré les difficultés économiques qui touchent l’économie mondiale. L’année dernière, nos échanges commerciaux ont pour la première fois dépassé le seuil hautement symbolique du milliard de livres sterling (13 milliards de dirhams); des compagnies telles que Shell ou Unilever sont présentes au Maroc depuis longtemps et y sont bien connues, de même que leurs marques; le milieu des affaires britanniques a gagné davantage en visibilité avec l’ouverture du premier magasin Marks & Spencer au Maroc en février dernier. Enfin, beaucoup d’autres entreprises britanniques fournissent un excellent travail au Maroc, en partenariat avec les entreprises marocaines. Ces dernières sont certes moins connues, mais elles contribuent néanmoins à l’accroissement des relations commerciales.
On dit que les Britanniques sont connus pour leur approche pratique et pragmatique des problématiques auxquelles ils sont confrontés. Ce sont ces caractéristiques qui nous incitent à rechercher des moyens de développer ces liens commerciaux et d’investissement, pour le bien de nos deux pays. Autrement dit, nous pouvons aller plus loin encore: trop d’entreprises britanniques n’en savent pas assez sur le Maroc et les opportunités qu’il offre. Les entretiens initiaux que j’ai menés au Royaume-Uni m’ont déjà donné quelques idées de secteurs où la collaboration peut être renforcée, et où les gouvernements peuvent jouer un rôle. Parmi ces derniers, l’énergie, l’éducation, les services professionnels et financiers dont la Finance islamique, un secteur où je sais que le Maroc souhaite vivement développer ses activités et dans lequel le Royaume-Uni dispose d’une expertise non négligeable. Il existe toutefois aussi des opportunités dans beaucoup d’autres domaines et je me réjouis à l’avance de pouvoir coopérer avec le secteur privé marocain pour mieux les faire connaître. Autre exemple pratique, les pays en transition de Deauville (Maroc, Tunisie, Egypte, Jordanie, Libye et Yémen) nous ont indiqué qu’ils ont essentiellement besoin d’une occasion de présenter à l’international les opportunités d’investissements dont ils disposent. Notre réponse à cette demande a été de saisir l’opportunité présentée par les présidences britanniques du G8 et du Partenariat de Deauville pour organiser une Conférence de haut niveau sur l’investissement à Londres, en septembre prochain. Nous coopérerons étroitement avec le Maroc en vue d’optimiser l’impact de cette plateforme.
Bien que j’aie défini mon rôle comme consistant en la promotion des relations commerciales entre le Royaume-Uni et le Maroc, je ne considère pas que ce dernier se limite au soutien aux entreprises britanniques. Dans l’économie mondialisée d’aujourd’hui, les entreprises installées dans des pays tiers (ou transnationales) peuvent contribuer au développement de nos relations. Et l’un des avantages du fait que la Grande-Bretagne fasse partie des économies les plus ouvertes et les plus mondialisées du monde, est qu’à travers Londres, le Maroc peut également toucher le reste du monde. L’accord signé l’année dernière entre Casablanca Finance City et la City UK est pour nous une autre manière d’aider, spécifique dans ce cas.
J’ai beaucoup d’espoirs pour ma prochaine visite au Maroc, qui me permettra d’en savoir davantage sur ce dernier et de travailler à connecter les milieux des affaires dans nos deux pays. Promouvoir les partenariats entre le Royaume-Uni et le Royaume du Maroc ajoutera à la prospérité dans nos deux pays.

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