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Economie Internationale

Commerce
Une croissance modérée dans les grandes économies

Par L'Economiste | Edition N°:3985 Le 11/03/2013 | Partager
Progression des échanges commerciaux du G7 et des BRICS
Ils étaient plus modérés en France

NB: Données corrigées des variations saisonnières à prix et taux de change courants
Au quatrième trimestre 2012, les exportations et les importations de marchandises en valeur des pays du G7 et des BRICS ont progressé respectivement de 1,2 et 1% par rapport au troisième trimestre 2012. Cependant, les performances ont varié sensiblement selon les pays individuels. Si en Chine et aux USA, les échanges commerciaux ont crû, les importations ont progressé et les exportations se sont contractées en Allemagne

L’OCDE et l’OMC avaient décidé d’utiliser une nouvelle base de données qui prend mieux en compte la réalité de la mondialisation. L’idée était de montrer que la mesure du commerce en valeur ajoutée permet de redimensionner le problème des déséquilibres commerciaux, qui a été source de tensions depuis la crise de 2008-2009. Par exemple, l’excédent commercial bilatéral de la Chine avec les Etats-Unis est inférieur de 25% lorsqu’il est calculé en valeur ajoutée, un écart qui s’explique par le contenu local élevé des exportations chinoises (cf. notre édition N° 3950 du 17/01/2013). Le calcul est-il bon cette fois-ci? Les nouveaux chiffres du commerce de marchandises font état d’une croissance modérée dans les grandes économies au cours du quatrième trimestre 2012, selon les dernières statistiques de l’OCDE sur le commerce international. Par rapport au troisième trimestre 2012, les exportations et les importations de marchandises en valeur des pays du G7 et des BRICS ont progressé respectivement de 1,2 et 1%. Cependant, les performances ont varié sensiblement selon les pays individuels. Ainsi, en glissement trimestriel, les importations et les exportations de marchandises ont crû au quatrième trimestre 2012 dans plusieurs pays. C’est le cas aux Etats-Unis (de 0,9 et 1,4% respectivement), en Chine (de 2,8 et  3,8%), en Russie (de 1,1 et 4,8%), en Inde (de 6,5% et 3,1%), au Brésil (de 7,7 et 1,1%). Elles l’étaient plus modérément en France (de 0,8 et  0,1%), qui bataille pour sa compétitivité et sa croissance. Pour le cas de l’Allemagne, si les importations ont progressé, les exportations, elles, se sont contractées (0,2% et moins 0,6% respectivement) et au Royaume-Uni (1,6 et moins 2,2%). L’OCDE précise dans ces statistiques que les importations se sont contractées alors que les exportations ont progressé au Canada (moins 0,2% et de 1,4%) et en Italie (moins 0,7% et de 2,3%). Pour le cas du Japon, elles ont diminué fortement (de moins 4,4% et moins 3,9%). C’était de façon plus modérée en Afrique du Sud (moins 1,4% et moins 1%). Les indicateurs de l’OCDE reflètent aussi le niveau et la structure des efforts menés par les pays pour améliorer leur commerce. Le tout doit être pensé dans un concept «Made in the World». Aujourd’hui, le supposé Made in China est certes assemblé en Chine, mais ce qui fait la valeur commerciale de la marchandise provient des nombreux pays qui ont précédé la Chine dans la chaîne de valeur globale. De fait, seuls 5% de la valeur commerciale d’un i-Phone ou d’un Nokia sont d’origine purement chinoise, les 95% restants provenant d’entreprises américaines, européennes, coréennes, japonaise et autres. C’était là l’idée avancée par Pascal Lamy, le DG de l’OMC, pour définir «la nouvelle cartographie du commerce international», dans un discours qu’il a prononcé à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) le 26 février 2013. Pour Lamy, dont le départ est prévu cet été, «accepter d’importer depuis les pays émergents une partie de la chaîne de valeur permet de développer dans ces pays une nouvelle classe moyenne qui offrira un nouveau marché pour les exportations européennes ou américaines». «Il faut, bien sûr, que l’échange se fasse dans le respect des règles qui régissent le commerce international, et c’est là aussi que le rôle de l’OMC est important», a-t-il indiqué.


Fatim-Zahra TOHRY

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